C’est le commissaire du gouvernement près la Cour de sureté de l’État, la juridiction chargée du dossier, qui a annoncé le début du procès du gouverneur déchu d’Anjouan, derrière les barreaux depuis le 25 octobre 2018 pour « rébellion » entre autres chefs d’accusation.
Devant la presse lundi 26 octobre dernier, le commissaire du gouvernement près la Cour de sûreté de l’État a informé que les audiences qui étaient prévues le 27 octobre sont reportées jusqu’au mois de novembre. Quant aux dates exactes, le calendrier sera communiqué le 10 novembre, soit dans moins de deux semaines.
Selon le conférencier, le dossier du gouverneur déchu d’Anjouan, Salami Abdou, figure dans le programme. Ce dernier, pour rappel, est placé en mandat de dépôt à Anjouan depuis le 25 octobre 2018 pour rébellion entre autres motifs. Il avait financé une manifestation contre la réforme constitutionnelle permettant au chef de l’État Azali Assoumani de prolonger son mandat jusqu’en 2024 au moins (lire notre édition du 26 octobre 2020).
Cette rencontre avec la presse était l'occasion pour le parquetier de la République de faire un tour d’horizon sur les agressions sexuelles devenues monnaie courante ces derniers temps. « Chaque jour, j'enregistre au moins deux cas d'agression sexuelle. Ce qui me choque le plus, c'est l'agression d'homme à homme. Pour être clair, l'homosexualité des jeunes mineurs. D'autres audiences sur les viol et agression sexuels devront se tenir à partir du mois prochain » après les audiences spéciales du mois d’août, annonce-t-il.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC