La Gazette

des Comores

Le parti Ulezi est pour le dialogue, mais pose ses conditions

Le parti Ulezi est pour le dialogue, mais pose ses conditions © : HZK-LGDC

Le parti Ulezi qui approuve l’invitation au dialogue, appelle le chef de l'Etat à fixer la date. A travers un point de presse tenu à Moroni la semaine dernière, le bureau politique du parti estime que ce dialogue prôné par le président de la République reste le seul moyen de mettre fin aux crises sociopolitiques que traversent le pays mais également, le chef de l'Etat doit faire un geste pour concrétiser cet évènement si important pour les Comores.


Après avoir adressé un courrier au chef de l'Etat le 3 août dernier, le parti Ulezi qui adhère au dialogue national demande à Azali Assoumani d’en fixer la date. Mais avant d'en arriver là, le parti trouve légitime d'interpeller le gouvernement de faire un geste. « Conscients des enjeux et des différentes crises freinant le pays, le dialogue est le seul moyen de faire sortir la crise sociopolitique que traverse le pays », affirme Fahardine Mohamed Abdouloihid au cours d'un point de presse tenu à Moroni. Le bureau national du parti Ulezi s'aligne avec l'Union africaine qui sollicite la libération des détenus politiques mais aussi « demande que ceux qui sont à l'extérieur soient libres de revenir au pays et y prendre part ».

Sur le sujet des détenus politiques, on peut dire qu'il y a un dialogue de sourd, car l'opposition réclame la libération de prisonniers politiques pendant que le gouvernement nie en bloc l'existence de ces détenus. Sur cette question, Fahardine Mohamed Abdouloihid, en tant qu’homme de justice énumère avec des preuves à l'appui la liste des personnes qu’il considère comme étant des prisonniers politiques. Il cite entre autre l'ancien gouverneur de l'île autonome de Ndzouani Salami Abdou et l'ancien directeur général de la radio Labarak FM, Abdallah Abdou Hassane.

S'agissant des exilés politiques, un journaliste lui posa la question s'il y a des comoriens vivant à l'extérieur et empêchés de se rendre aux Comores à cause de leur opinion politique, il donne une réponse simple. « Tout le monde a la réponse. Vous avez vu que lorsque des comoriens sont venus critiquer la vie chère dans le pays, ils sont tous incarcérés. Cela corrobore justement l’idée que ceux qui sont en France en critiquant le pouvoir, ils seront arrêtes une fois qu’ils mettent les pieds ici », estime-t-il avant d'appeler le gouvernement à tenir compte de l'importance de ce dialogue inter-comorien.

Ibnou M. Abdou

 


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