Le leader du parti RIDJA, Said Larifou a été reçu hier lundi par le président de la République. Les échanges ont porté sur la vision du chef de l'État de faire des Comores, un pays émergent d'ici 20 ans. Une vision que l'avocat et homme politique de la place dit partager et prêt à la défendre.
L'ambition affichée par le président de la République de vouloir faire du pays une société émergente, commence à séduire au delà du cercle du colonel Azali Assoumani. Le premier pas est fait par le leader historique du Ridja, ancien candidat à l'élection présidentielle de 2016. Said Larifou qui qualifie cette vision d'une « très grande ambition que le président Azali partage avec d'autres chefs d'États africains. Nous ne sommes pas arrivés à l'émergence, mais c'est une ambition, c'est une vision que je partage et je ne suis pas le seul à partager », a-t-il soutenu.
Et de continuer : « il était tout à fait normal que l'idée que défend de vouloir faire de notre pays une société émergente de vouloir en discuter avec lui ». M. Larifou montre son ambition de vouloir tenir très prochainement une série de conférences sur cette problématique de l'émergence des Comores. « Et je vais partir très prochainement à l'étranger pour tenir une conférence sur ce thème de l’émergence des sociétés africaines et de la société comorienne plus particulièrement », a-t-il fait savoir. Il lui semblait tout à fait normal, dit-il d'aller s'entretenir avec le chef de l'État à ce sujet.
Sur la question de savoir si cette rencontre est synonyme d'un rapprochement avec le nouveau régime, le leader du Ridja laisse penser que ses idées sont d’intérêt général pour les Comores. « Le président de la République a émis une vision de vouloir faire de notre pays une société harmonieuse. Je partage cette vision et je ne suis pas le seul. Je suis venu en discuter avec lui et je ne ferme pas la porte des discutions ni des perspectives qui sont de nature à porter une plus value à notre pays. Je me suis déclaré toujours très disponible pour servir ce pays », a-t-il expliqué.
Et de continuer : « je ne vois pas le motif qui aurait empêché de venir en parler au chef de l'État notamment ce projet de l'émergence de la société comorienne. Au delà même du pouvoir c'est problème comorien je pense qu'il faut se poser la question sur l’essentiel ».
Il estime que l'essentiel aujourd'hui « c'est de trouver des acteurs, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition. Des acteurs qui sont disposés à apporter leur contribution pour faire ce pays une société émergente ». Il faut noter que dès son accession au pouvoir, le président Azali Assoumani ne rate aucune occasion pour marteler sur sa vision de faire de son pays, une société émergente à l’horizon 2013.
Maoulida Mbaé
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