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des Comores

Le Front commun en conférence de presse « Malgré 46 ans d'indépendance, le pays reste toujours mal-gouverné »

Le Front commun en conférence de presse « Malgré 46 ans d'indépendance, le pays reste toujours mal-gouverné » © : HZK-LGDC

Le 5 juillet dernier, le front commun des forces vives contre la « dictature » du président Azali a rencontré la presse pour pleurer 46 ans d'indépendance célébrés par un régime qui « interdit le citoyen de s'exprimer librement » tout en mettant l'accent sur le quotidien actuel des comoriens tenant compte des crises des denrées alimentaires qui rendent le coût de la vie très cher.


Près de 46 ans d'indépendance, le pays n'a toujours pas atteint sa maturité pour une bonne gouvernance. C'est ce que le Front commun a regretté lors d'une conférence de presse le 5 juillet dernier. A la veille de la date de l'indépendance, ce groupe de partis d’opposition contre le régime du président Azali s'est réuni pour aborder avec satire les pénuries des denrées alimentaires qui ont provoqué des crises socio-économiques pour tourner en dérision les bases ou les changements pour lesquelles le parti au pouvoir peut s'estimer fier au jour (6 juillet dernier) où la nation a accédé à son indépendance. Les conférenciers ont énuméré des problèmes liés à la justice, les crises des produits de première nécessité qui par conséquent ont alourdi le coût de la vie du comorien. Lors de cette rencontre Mohamed Abdou Soimadou, membre du front commun a parlé d'un régime qui incarne le mal de vivre. « C’est une situation de famine que n'avait jamais connu le pays. Cela témoigne de l'incapacité d'un homme devenu désormais illégal et illégitime avec son gouvernement à répondre aux besoins des comoriens », dit-il.

Les conférenciers ont montré par la suite que dès le début de ce régime, la population n'a connu que la dictature, la terreur, la répression, l'insécurité, la criminalité, l'instrumentalisation de la justice et de l'armée, la famine et l'amateurisme. Se rappelant de se qui s'est passé le 6 juillet 2020, lorsque les opposants du président Azali Assoumani ont voulu célébrer la fête de l'indépendance à Ntsudjini, le front commun des forces vives a saisi l'occasion le 5 juillet dernier pour rappeler la population que « l'équation du président se complique davantage au point que lui et son gouvernement cherche à maintenir ou augmenter de nouveau la pression fiscale en enfonçant le pays dans le chaos. Il est temps de revenir sur les décisions alambiquées et arbitraires qui ont conduit à la catastrophe et repartir en douceur et laisser le peuple comorien prendre son destin en main ».

Selon Youssouf Boina, quelle que soit la situation politique d'un pays, le citoyen ne s'est jamais trouvé dans l'obligation de se taire. « Ce régime est très despotique au point d'interdire le citoyen de s'exprimer. Il est temps que le monde entier et les comoriens le comprennent. La théorie du dialogue national n'est qu'une mascarade. Il prône cela uniquement dans ses discours mais il ne nous a jamais écrit. En tout cas, on allait refuser ce dialogue. On peut dialoguer avec lui à condition que la communauté internationale arbitre les discussions », poursuit-il. Les conférenciers sont profondément stupéfiés de la façon dont la loi est instrumentalisée. « Certains parmi nous sont punis et enfermés sans aucune base légale. Mais nous sommes sanctionnés par des décisions arbitraires. C'est dans ce sens que le pays perd progressivement sa liberté », regrettent-ils.

Kamal Gamal

 


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