Le patron de la formation politique, une des plus anciennes de la place, ne peut qu’être heureux de cette « bonne chose pour tout le parti ». Le Fnj a été créé au début des années 1990, dans la vague de démocratisation du pays au lendemain de la mort du président Ahmed Abdallah Abdérémane.
85. C’est le chiffre annoncé par le Front national pour la justice. Le parti d’obédience islamiste vient en effet de grossir ses rangs en accueillant 85 nouveaux membres. Une redynamisation qui peut surprendre tant le parti semblait effacé du paysage politique. Très fier de ce coup d’accélérateur, le secrétaire général du parti Mahmoud Hodari Mlanao fait savoir que « c’est une bonne chose pour le parti ». Il se dit « conscient que la relève sera assurée ».
A l’entendre, c’est le fruit d’un travail de longue haleine. « Du 19 janvier 2019 à ce jour, nous avons fait un travail énorme au sein de notre parti. Plusieurs personnes ont adhéré mais, seuls 85 membres ont pris leurs cartes officiellement », devait-il annoncer dans son discours de bienvenue lors d’une cérémonie organisée pour la circonstance.
Dans cette pluie d’adhésions l’on compte une adhésion de taille en l’occurrence celle de Soilihi Mzé Dafiné, un poids lourd de la politique nationale dans la région de Hambou. « Un parti politique est fort lorsqu'il a des membres en majorité ». Une manière habile pour le secrétaire général d’éviter de froisser les autres membres en logeant tout le monde à la même enseigne. « Le parti se rajeunit et cela est une bonne chose pour le bureau ainsi que pour tous les membres car cela contribue à nous renforcer encore plus », devait-il poursuivre.
Non sans un brin d’orgueil, Mahmoud Hodari fait la différence entre le FNJ et les autres formations politiques. « Notre parti éduque, forme et suit ses membres de près ». Il appelle à ce que tout le monde contribue pour le développement des Comores. « Nous devons unir nos forces et contribuer à bâtir un État prospère. Nous allons mettre notre expérience au service de cette jeunesse qui a des idées innovantes ». Ambition qui épouse la principale mission du parti qui est de « défendre le civisme, le patriotisme, le sens du devoir et de responsabilité pour le pays ».
Invité à intervenir, le nouveau venu Soilihi Mzé Dafiné qui est à sa toute première adhésion à un parti depuis 20 sur la scène politique, il dit avoir « murement » réfléchi son choix. Pour cet ancien conseiller du président Azali Assoumani, auprès du FNJ il va pouvoir défendre sa vision politique. Ce qui laisse supposer davantage que le FNJ adhère à la vision du régime en place. Pour sa part, la secrétaire politique Nadhufat Ahamada assure aux nouveaux venus qu’ils ne vont pas regretter leur choix. Elle devait leur dire également que s’ils sont acceptés, « c’est parce que vous nous ressemblez ». Comme pour ne pas avoir à démentir le proverbe « qui se ressemblent, s’assemblent ».
A.O Yazid
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