La Gazette

des Comores

Le dossier de Sambi atterrit à la CPI

Le dossier de Sambi atterrit à la CPI © : HZK-LGDC

L’affaire de la citoyenneté économique qui incrimine l’ancien Président Ahmed Abdallah Sambi n’a pas fini de défrayer la chronique. Ses avocats et sa famille maintiennent la pression et demandent sa libération et le respect de ses droits fondamentaux. Maitre Jean-Gilles Halimi, n’ayant pas eu gain de cause auprès de la justice comorienne dit avoir porté plainte auprès de la CPI. Cette dernière a même déjà accusé réception du document hier lundi 8 juin.


« La détention de Sambi est totalement illégale et totalement arbitraire ». Ces mots de Me Jean-Gilles Halimi en disent long en ce sens où l’avocat de l’ancien Président Ahmed Abdallah Sambi franchit une nouvelle étape en portant plainte auprès du procureur de la cour pénale internationale (CPI) à La Haye pour atteinte aux droits de l’homme et pour le fait que les avocats ne peuvent pas intervenir. « La protection du droit et la protection des textes, ce sont deux chose extrêmement importantes pour pouvoir ne pas être sous le coup de l’arbitraire. Et aujourd’hui, le Président Sambi est détenu arbitrairement. Ce n’est pas autre chose », explique l’avocat de l’ancien Raïs dans un entretien sur la chaine Awaraas Tv. Ce dernier s’indigne des propos tenus par les autorités comoriennes dans lesquelles elles disent que « c’est Azali qui décide de ce qui doit arriver à Sambi ».

Ce recours de Me Jean-Gilles auprès de la CPI est la suite logique de l’action entamée à Moroni par maitre Ahamada Mahamoudou. Ce dernier ayant adressé en dernier recours une requête auprès de la cour suprême pour réclamer la libération de son client. Indigné, cet avocat français de l’ancien Président remet en cause la procédure judiciaire sur cette affaire. Et selon lui, la justice existe aux Comores, dans la mesure où il y a des institutions, il y a un code pénal, un code de procédure pénale. « La justice pourrait exister aux Comores. Il n’existe pas parce qu’il est impossible de faire application des règles démocratiques et des règles judiciaires », avance-t-il en dénonçant ce qu’il appelle « un simulacre de justice ».

Après la lettre adressée au chef de l’Etat Azali Assoumani pour le prendre à témoin et dans laquelle il nie son implication dans le dossier de la citoyenneté économique, en accusant le rapport parlementaire de « mensonges, de diffamations et de contre vérités écrites dans le seul but de nuire à la réputation d’un certain nombre », les proches et ceux qui se battent pour le respect des libertés et droits humains engagent une véritable bataille médiatique. La fille de l’ancien président, Tislam Ahmed Abdallah Sambi a défendu « son père », ce père de famille qui pendant deux ans « n’a vu ni sa femme, ni ses enfants, ni ses petits-enfants ».

Optimiste, cette dernière, en parfaite oratrice, dit garder espoir quant au sort de son père. « Son état de santé est instable et qu’il est souvent sujet à des rechutes qui sont quand même graves. C’est son état de santé qui nous inquiète le plus profondément puisque même en reconnaissant qu’il est malade, on ne l’autorise pas à avoir accès à des soins. Je ne sais pas dans quel monde on vit », regrette celle qui depuis quelques temps ne cesse de réclamer justice. 

A.O Yazid

 


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