Après trois semaines de concertations et de débats sur diverses thématiques relatives à la vie politique, institutionnelle et socioéconomique du pays, le Dialogue inter-comoriens a pris fin hier mardi. Devant les membres du gouvernement et le corps diplomatique, le chef de l’Etat a pris l’engagement que les recommandations faites seront traduites en actions, dans les meilleurs délais, afin que le pays puisse enfin s’atteler sereinement, à la bataille la plus importante, qui est celle du développement socio-économique.
Après 20 jours de travaux techniques et de séances plénières, le dialogue national inter comoriens a baissé le rideau hier mardi 22 mars au Palais du peuple. Devant le corps diplomatique et les membres du gouvernement, le chef de l’Etat Azali Assoumani a reçu officiellement le rapport des travaux de réflexions qui avaient comme principale thématique les élections. Dans son allocution, le coordinateur du Dialogue national Mohamed Toihiri a expliqué que la mobilisation des participants autour de ce dialogue témoigne de l’enthousiasme. Ces organisateurs ont pu longuement échanger différentes thématiques en lien avec les reformes politico-institutionnelles, la recherche des solutions à la crise économique, la moralisation de la vie publique, etc.
A en croire les organisateurs de cet évènement boycotté par les principales formations politiques de l’opposition, les échanges ont été libres et transparents et parfois passionnés, reflétant ainsi la vitalité et le vif intérêt que les comoriens portent à leur pays. « Tous ces thèmes qui ont émané du dialogue ou surgi des concertations préliminaires n’ont pas pu faire l’objet d’une étude technique préalable, il va être repris lors du dialogue futur en raison de leur importance et de leur complexité. Le dialogue auquel nous venons d’assister est une première dans le monde. Normalement, un dialogue est tenu lorsqu’on est en conflit et que l’on souhaite une réconciliation et cela demande une attention de la communauté internationale, mais ce dialogue-ci s’inscrit dans une volonté manifeste d’ouvrir l’espace publique, de redynamiser la vie politique et de et de contribuer au renforcement du processus démocratique. Le but est d’instaurer un climat favorable à travers un champ politique apaisé à la construction du pays », souligne-t-il.
Pour sa part, le coordinateur des Nations Unies, Francois Balingaya espère que le présent dialogue a été l’objet de la délibération qui a abouti à des recommandations acceptées de tous. Des recommandations de la mise en œuvre qui pourra transformer pacifiquement les menaces à la paix et au vivre ensemble de la nation comorienne. « La paix durable est une création continue et de longue haleine. Je tiens à mentionner que les initiatives des conventions de conflit et de paix durables exhortent les dirigeants du monde entier à plus d’humilité. Elles appellent à la participation et de l’inclusion systématique de tous. Et elles exigent d’accepter et d’écouter des opinions opposées, etc. Le dividende de la paix est à ce prix », avance-t-il.
De son côté, le chef de l’Etat Azali assoumani a montré qu’il est clair que ce dialogue national a donné l’opportunité de mieux cerner ensemble et au moment opportun, les problématiques de nos îles et de dresser, en toute synergie, les contours du nouveau modèle de gestion du pays, auquel nous aspirons. « Je compte instaurer un nouveau modèle de gouvernance, en mettant en place, incessamment, une structure permanente de dialogue qui sera à la fois, représentative et inclusive. Cette structure aura la mission d’assurer le suivi de ce dialogue National mais aussi et surtout de se pencher, au quotidien, sur les questions d’intérêt national, et entre autres, celles qui n’ont pas pu bénéficier d’un examen attentif, lors des débats. Je mettrai tout en œuvre, pour que vos recommandations soient traduites en actions, dans les meilleurs délais, afin que notre pays puisse enfin s’atteler sereinement, à la bataille la plus la plus importante, qui est celle du développement socio-économique », indique Azali Assoumani, qui fait le vœu ardent de voir le pays sortir, très rapidement, du cycle de la pauvreté et de l’incertitude et prendre la voie du développement durable, dans l’unité et la stabilité.
Andjouza Abouheir
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