La Gazette

des Comores

Le chef de l’Etat réinstaure les mesures restrictives

Le chef de l’Etat réinstaure les mesures restrictives © : HZK-LGDC

Face à ce nouveau variant plus virulent du coronavirus qui a fait plus de 70 morts en un mois, le chef de l’Etat se veut vigilent. Le président Azali Assoumani réinstaure les mesures restrictives : suspension des festivités coutumières et religieuses, fermeture des mosquées, port du masque obligatoire dans les lieux publics et couvre feu de 20h à 05h du matin. Toutefois, les écoles et l’université restent ouvertes avec un strict contrôle.


« L’heure est grave », déclare d’emblée le président Azali Assoumani. Après un conseil de ministres élargi, une réunion avec la coordination, l’organisation d’une séance de travail avec les districts élargie aux maires et aux préfets, les oulémas ; le chef de l’Etat réinstaure à nouveau  les mesures restrictives prises en mars 2020, dans le but de freiner la propagation de ce nouveau variant Sud Africain (501Y.V2) plus virulente que la première. « L’heure n’est pas à la fête, l’urgence est de sauver des vies, de protéger notre population de faire en sorte que la propagation du virus prenne fin afin que nous puissions retrouver nos capacités sanitaires et reprendre une vie normale », déclare Azali Assoumani.

Désormais, le port de masque et respect strict de la distanciation physique dans tous lieux publics est obligatoire y compris dans les véhicules, les taxis, les magasins et les établissements publics et privés. Un couvre couvre-feu est imposé sur l’ensemble du territoire de 20 heures à 05 heures du matin ainsi que la fermeture totale de toutes les mosquées et autres lieux de culte et interdiction de tout regroupement religieux ou culturel. Le chef de l’Etat a aussi interdit les cérémonies de mariage et religieuses et la fermeture des marchés à partir de 16 heures, les jours ouvrables et le dimanche, jour de nettoyage et de désinfection et la fermeture des plages. « Toutefois, les écoles, les collèges, les lycées et l’Université restent pour le moment ouverts mais étroitement surveillés et suivis au quotidien par les scientifiques qui, en collaboration avec les responsables des établissements aviseront des mesures à prendre en cas de nécessité », précise-t-il. Quant aux toilettes et prières mortuaires, en cette période particulière, dans le respect du culte et de la dignité des défunts, le muftorat précisera en long en large les modalités à suivre. 

Conscient des difficultés que le pays va encore traverser surtout avec ces mesures, le gouvernement promet un accompagnement. « Le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour accompagner tous les secteurs socioéconomiques qui seront affectés économiquement et financièrement par ces nouvelles mesures comme il l’a fait lors de la première vague, afin de limiter leurs impacts négatifs sur notre économie et la vie quotidienne de notre population », indique le président de la République.

Le locataire de Beit-Salam a rappelé que des erreurs ont été faites en cette période de la covid-19. « Elles ne doivent pas non plus occulter le travail remarquable que les médecins et personnels de santé font aujourd’hui, pour sauver des vies et protéger notre pays. Et cette deuxième vague s’est propagée rapidement en raison du relâchement des mesures barrières et du scepticisme ambiant quant à la réalité de cette maladie », précise-t-il, avant d’ajouter que « le gouvernement a relevé durant cette deuxième vague, de nombreux dysfonctionnements dans la gestion du Covid. C’est pourquoi, la coordination de la lutte contre le Covid, d’abord placée au niveau du Ministère de l’Economie, puis transférée au niveau de la santé, sera désormais placée sous l’autorité directe de la Présidence de la République. Toute contravention qui risque de transgresser le respect des mesures barrières, et du protocole du lavage des morts et de l’enterrement, ne sera pas toléré ».

Andjouza Abouheir

 


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