La Gazette

des Comores

La question de Mayotte doit être réinscrite aux débats de l’Onu

La question de Mayotte doit être réinscrite aux débats de l’Onu © : HZK-LGDC

Mardi dernier, la journée était consacrée à la question de l’ile comorienne de Mayotte et la place des Comores dans le monde. Dans son intervention, l’expert chargé de la question mahoraise Mbaé Toyb a commencé par faire un bref rappel historique consistant à rappeler que la colonisation de Mayotte a commencé en 1841 pour finir à Ngazidja en 1912. Il a constaté l’existence d’une ligne de démarcation, un mur marin qui empêche la libre circulation entre les iles, l’instauration du visa Balladur en 1994 responsable d’une perte en vies humaines de plus de “20 000 personnes”, les decasages et les habitations brulées, la déscolarisation et le placement dans les centres de rétention des enfants et d’une “xénophobie” dans les rues jamais constatée auparavant.


« Aujourd’hui nous assistons aux emprisonnements sans jugement  et des expulsions. De 2004 à 2015, il y a eu 206 000 expulsions », illustre-t-il avant de dénoncer l’absence d’une politique commune sur la question de Mayotte. Selon ses propos, les gouvernements successifs aux Comores sont venus avec des politiques différentes.

 

Face à l’intransigeance de la France et ce malgré une vingtaine de résolutions et de condamnations internationales, les experts préconisent la mise en place d’une politique de restauration de l’intégrité territoriale, le rétablissement de la vérité historique concernant la colonisation de Mayotte, rejeter la vision française quant au règlement de la question.

 

« Nous devons nous rassembler pour l’unité nationale, réinscrire la question à l’ordre du jour de l’assemblée générale des Nations Unies et introduire cette question lors de toutes les interventions comoriennes dans les organismes mondiaux et demander le dialogue sous l’égide des Nations unies », poursuit-il. Plusieurs participants ont pris la parole à l’image de la représentante de l’Organisation internationale de la francophonie, Béatrice Attalah qui conseille de toujours parler de la question de Mayotte lors de toutes les interventions internationales des Comores. Si Soefo Aboudou parle de synergie, de resserrement des liens, d’interconnexion et d’accroissement de la communication autour de la question, le ministre de l’Intérieur Mohamed Daoudou s’est quant à lui attardé sur les acquis à préserver sur cette question.

 

 

 


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