L’élection de Hassane Mohamed Halidi à la tête de la commune de Moroni est contestée par la liste Dji Dzima de Faouzia Mahamoud. Ladite liste dénonce la « mainmise du ministre de l’intérieur », patron d’Orange, parti dont la liste a remporté le scrutin du vendredi 4 septembre au détriment de la coalition soutenue par le pouvoir.
Devant la presse, vendredi 04 septembre dernier, la liste Dji Dzima conduite par Faouzia Mahamoud a parlé, sans équivoque, d’une élection « hâtive » du maire de Moroni et de ses adjoints. La raison, la convocation « tardive » des conseillers communaux pour ladite élection, à « moins de 72H du jour du scrutin », contrairement aux règles du jeu. « Nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi autant des contournements aux règles et aux normes », tempête-elle, parlant spécifiquement du délai des convocations.
A l’en croire, c’était vers les coups de 20H, à la veille du scrutin, que les conseillers ont reçu les convocations. « Nous avons appris comme ça que l’élection a été organisée mais nous n’avons pas davantage d’informations à part peut-être des images de Hassane Halidi (le maire élu, Ndlr) relayées sur les réseaux sociaux », poursuit la tête de liste, regrettant au passage que l’huissier qu’ils avaient engagé pour aller constater « la mascarade » ait été empêché d’accéder dans la salle où se déroulait le scrutin.
Autre sujet de litige, le secrétaire général de la commune. Entre celui qui était en place avant le scrutin du 24 juillet (annulé par la Cour suprême, Ndlr), et celui nommé par la gouverneure de Ngazidja quelques jours plus tard. Lors de la reprise de ce 4 septembre, c’est dernier qui assistait la Commission électorale dans l’organisation de l’élection. La liste Dji Dzima a sauté sur l’occasion pour fustiger une fois de plus « la mainmise » du ministère de l’intérieur, lequel, toujours selon cette liste adverse, « a pris en otage toute une ville ainsi que ses chefs de quartiers ». Les listes Dji Dzima et Moroni Pour Tous devaient se concerter le lendemain, samedi, pour décider d’une action commune comme l’introduction d’une requête auprès de la Cour suprême.
Andjouza Abouheir
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