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La limitation des partis fortement critiquée

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La limitation des partis fortement critiquée © : HZK-LGDC

Des voix s’élèvent depuis lundi pour critiquer la limitation des partis politiques au nom de la liberté d’expression des opinions et de la liberté de formation et d’exercice des partis et groupements politiques. Pour Mohamed Rafsandjani, constitutionnaliste, la valeur d’une opinion ne se jugeant pas au suffrage. Le Ridja de Said Larifou ne compte pas baisser les bras.


Le FD, le Ridja, Le Mouroua, le FNJ et plein d’autres partis sont appelés à disparaitre depuis ce mardi. Pour Dini Nassur, la loi sur la limitation de l'expression démocratique est une loi «démocraticide» qui permet à des « imposteurs » qui se « partagent et monopolisent le pouvoir économique et financier d’usurper l'expression politique ». Il condamne aussi une «réduction de l'expression démocratique» et « limitation de la participation à la gestion politique du pays ».

Le leader du Ridja, Said Larifou, dénonce de son côté une violation de la constitution qui «conformément à la déclaration universelle des droits de l'homme assure à chaque citoyen et organisation une liberté dans l'expression de leur opinion ». L’avocat compte « mobiliser ses militants et sympathisants » pour « résister » et « s’opposer » à cette décision qu’il considère «antidémocratique » et « anticonstitutionnelle ».

« Fut-elle minoritaire, voire marginale, qu’elle réunisse 5 ou 1000 membres, que les idées soient farfelues ou déjantées, que le projet soit crédible ou intéressé, la liberté d’association pour défendre ses opinions politiques ne devrait jamais être conditionnée à ce genre de logique électoraliste », a réagi le constitutionnaliste Mohamed Rafsandjani. Selon lui : « la valeur d’une opinion ne se jugeant pas au suffrage, mais pour savoir lesquels pourraient ou non bénéficier d’un financement public ».

« Que la loi décide vers qui ira la générosité du contribuable, soit ! Mais de grâce qu’elle autorise les « laissés-pour-compte » exister aussi. Ils se débrouilleront ou disparaîtront. Le résultat sera le même, mais la liberté et la démocratie seront sauves », a poursuivi Rafsandjani non sans rappeler que la constitution garantit la liberté de formation et d’exercice des partis et groupements politiques.

 

Al-hamdi A. Hamdi

 


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