Dans un communiqué, la France se dit attentive à la situation qui prévaut aux Comores depuis les scrutins du 24 mars dernier. Elle déplore les violences et les tensions qui ont été constatées le jour du scrutin et les jours suivant la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante, sur lesquels la Cour suprême doit se prononcer d'ici le 3 avril. « La France a pris note de la déclaration conjointe des missions d'observation électorale africaines de l'Union africaine, du marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) et de l'Eastern Africa Standby Force (EASF), qui regrettait les tensions et les dysfonctionnements observés le 24 mars qui ne leur ont pas permis de se prononcer « de façon objective sur la transparence et la crédibilité du scrutin », poursuit le communiqué. La France, comme le président de la commission de l'UA, invite les autorités comoriennes, ainsi que l'ensemble des autres acteurs politiques, à faire preuve de la plus grande retenue et à régler leur différend par un dialogue inclusif.
De son côté, la Commission de l’océan Indien (COI) suit de près, non sans inquiétude, la situation qui prévaut en Union des Comores à l’issue des scrutins électoraux du 24 mars. Dans un communiqué, elle adresse ses condoléances très sincères aux familles qui ont perdu un être cher à l’occasion des violences perpétrées ces derniers jours. Elle invite instamment tous les Comoriens soucieux de l’avenir de leur pays à refuser la violence et à privilégier la voie de la réflexion, des propositions constructives et du dialogue civique. Présente au côté des missions internationales d’observation électorale, la COI a pris bonne note des conclusions de l’Union africaine. Instruite par les enseignements du passé, la COI mesure les risques pour l’unité nationale des Comores et la stabilité régionale que pourrait entraîner un délitement de la situation politique et institutionnelle. Elle appelle solennellement tous les responsables comoriens - politiques, associatifs et religieux - à se retrouver dans un élan patriotique pour renouer avec le dialogue et construire ensemble la société de liberté, de progrès et de justice à laquelle ils aspirent.
Quand à la Suisse, elle déplore vivement les actes de violence qui ont eu lieu pendant cette période, en particulier les pertes en vies humaines. Les autorités suisses notent également la déclaration préliminaire conjointe des missions internationales (COMESA, Union Africaine et Force en attente de l’Afrique de l’Est), laquelle conclut qu’en raison de multiples incidents le jour du scrutin, elles n’ont pas pu se prononcer sur la transparence et la crédibilité des élections du 24 mars 2019. Dans ce contexte et dans le respect absolu des droits humains et de l’Etat de droit, la Suisse « exhorte tous les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité – en renonçant en toute occasion à l’usage de la violence. Comme d’autres partenaires de l'Union des Comores, la Suisse souhaite s’associer à l’Union Africaine dans son appel à la mise en place d’un dialogue inclusif destiné à trouver une solution consensuelle aux graves tensions actuelles. L’objectif doit rester la paix et la stabilité pour tous les Comoriens, sans exceptions ».
NBA
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