La Gazette

des Comores

La CRC fait le point sur le dialogue et les procès

La CRC fait le point sur le dialogue et les procès © : HZK-LGDC

Devant la presse le 26 mars dernier, le secrétaire général de la CRC, Youssoufa Mohamed Ali ainsi que des membres du bureau national du parti au pouvoir s'est réjoui du déroulement du dialogue inter-comoriens et des audiences de la Cour de sûreté de l’Etat. Selon lui, le président Azali a déjà ordonné la montée d'une commission de suivi des recommandations issues de la grand-messe politique dans l'objectif de tenir les prochaines élections dans un climat apaisé.


Et maintenant que le dialogue est fini, que peut attendre la population de ces débats qui ont duré presque un mois ? C'est pour répondre à cette interrogation, que le secrétaire général de la Convention pour le Renouveau des Comores Youssoufa Mohamed Ali a rencontré la presse samedi dernier. Le conférencier s'est d'abord délecté de l'environnement dans lequel s’est déroulé le dialogue national, en présence des organisations internationales, du secteur privé  et de la société civile pour apporter la lumière sur les problématiques posées. « Certes il y a eu quelques difficultés à s'entendre. Mais au final, nous nous sommes convenus sur ce qui nous parait essentiel pour le bien-être du pays et de toute la population. Sur cette entente, la diaspora a joué un rôle important lors des échanges qui a répondu favorablement à l'appel. Et elle reste un point fort pour le développement du pays », explique-t-il.

A en croire Youssoufa Mohamed Ali « le dialogue a contribué à l'ouverture et l'organisation des procès des personnes détenues. Deux personnes sont déjà jugées et condamnées en espérant que les autres seront traduits en justice dans les jours à venir », dit-il. Ce dernier fait allusion à l'ex président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi en détention provisoire depuis 2018. Sur l'organisation des procès à Mutsamudu, le conférencier a également parlé d'une formation des 40 magistrats dont des juges et des greffiers dans l'objectif de restructurer l’appareil judiciaire. Et de poursuivre avec fermeté que l'objectif primordial du dialogue est de consolider l'unité et la paix dans le pays. C'est ainsi qu'il a parlé aussi de la restructuration de la commission électorale nationale indépendante (CENI), dans la perspective des prochaines élections prévues en 2024. Pour rappel, le dialogue inter-comoriens s’est déroulé en l’absence des principales forces politiques de l’opposition qui avaient posé des conditions préalables à toute participation.

Kamal Gamal

 

 


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