Le secrétaire général par intérim de la Convention pour le renouveau des Comores, dans sa toute première conférence de presse de l’année, parle de tout. Du bilan du gouvernement qu'il qualifie de nettement positif en sept mois de pouvoir, de la loi des partis politiques et du congrès de son parti.
« Bien que les défis soient énormes, mais en un laps de temps beaucoup a été fait par le gouvernement d’Azali Assoumani », déclare Ali Mhadji, secrétaire général par intérim de la Crc, parti de la majorité présidentielle. Enseignant à l'université, le leader du parti au pouvoir dit saluer de prime à bord, les mesures prises par le gouvernement pour baisser les frais d'inscription des étudiants, mais aussi l' acquisition sur fonds propres de la nouvelle centrale électrique censée mettre fin à la crise d’énergie qui pénalise l’économie du pays.
Autre mesure appréciée est la baisse des denrées de consommation courante et les produits pétroliers dès la nomination du gouvernement. « Il y avait urgence parce que l'inflation touchait à son plafond », dit-il, radant hommage au chef de l'État qui a l'habitude de dire que « chez nous à la Crc, nous faisons ce que nous promettons », dit-il.
Pour la loi sur les partis politiques, l'élu de la Région de Hambou fait savoir qu'il était temps de penser à assainir l'espace politique qui était au bord de l’étouffement. « Il faut voir les dernières élections avec son cortège de candidats », dit-il. Il a tenu à rappeler que la loi ne signe pas l’arrêt de mort de la vie politique, car rien n’empêche les partis recalés de se regrouper. Et d'assurer que les portes de son parti sont ouvertes à tous.
M. Mhadji appelle à l'union sacrée des membres et sympathisants de la Convention pour soutenir l'action du gouvernement. « Nous sommes dans la phase du décollage. Il faut de la patience », a-t-il dit dans un langage imagé. Interrogé sur les centaines de jeunes licenciés par le pouvoir, le secrétaire général du parti tente d'apaiser les esprits et d'expliquer que le gouvernement a la solution pour la réintégration de ces jeunes.
« Quand Azali Assoumani avait crée l'Udc, c'est qu'il avait pensé comment insérer ces jeunes dans la vie professionnelle. Il revient avec les mêmes principes, ceux de donner du travail à ces jeunes là et il le fera j’en suis convaincu », a-t-il soutenu. Il en veut comme preuve le budget que l'État vient de se donner pour 2017, un budget dit-il, qui accorde une place de choix à l'investissement.
Pour le congrès de son parti, il se tiendra en Mai prochain, mais d'ores et déjà, il annonce un séminaire en Mars, avant le grand rendez-vous.
Maoulida Mbaé
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