Les 14 coordinateurs de l'île de Ngazidja se sont rencontrés à Moroni hier, 17 février pour s'organiser et s'adresser à la presse avec deux objectifs : le parcours brillant des cœlacanthes à la CAN et le dialogue national attendu dans une semaine.
Ce n'est pas très souvent que les coordinations de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) au niveau de Ngazidja se réunissent devant la presse. Ce n'est pas étonnant car les partis proches du pouvoir et d'autres personnalités qui soutiennent la politique du président Azali s'apprêtent à entamer le dialogue inter-comorien dans une semaine. C'est pour parler de cet événement que la coordination de la CRC au niveau de l'île a convié la presse. De prime à bord, Maître Mondoha a accepté que le pays traverse plusieurs difficultés d'ordre politique, social, sanitaire et une vie chère difficile à expliquer. Cependant « trouver une solution à tous ces problèmes demande une réflexion. Et surtout ce n'est pas du jour au lendemain, que les solutions envisagées peuvent apporter leurs fruits. Mais rien n'interdit de s'asseoir et de réfléchi », dit-il avant d’ajouter « dans chaque pays, il existe les gouvernants et ceux qui rêvent de gouverner un jour. Alors chacun a une vision différente pour faire avancer le pays. Donc le mieux, c’est que les deux parties acceptent de s'asseoir et discuter ».
Un clin d’œil à l'opposition pour qu’elle y participe. Interrogé sur le fait que des hommes politiques sont privés de leur liberté et que les opposants réclament leur libération préalable, le conférencier a répondu qu’il est « regrettable qu’un homme qui cherche le bien-être du pays mais réclame la liberté d'un autre accusé par la justice d'avoir commis un délit, je ne suis pas une autorité judiciaire mais il est bien dit que ces hommes sont prisonniers pour avoir commis des délits. En tant que responsable, il est difficile de soutenir ou de réclamer leur liberté tant que la justice ne les déclare pas innocents ».
Et de poursuivre : « notre justice va mal, indépendante ou non. En tout cas, moi député je vote les lois mais je refuse qu'on applique la loi sur mon fils ou ma famille en cas de délit. Le ministre de même, il me l'a soumet pour adoption mais refuse que la loi soit appliquée à ses proches. Et dans nos villages, il y a cette pratique qui n'aide pas la justice ». A en croire le député de Hamahamet « on sait que les prisonniers politiques sont accusés de crimes, mais malgré tout, on veut que la justice les libère. Mais au nom de quel principe ? »
Les conférenciers CRC de Ngazidja parlent de politique sans parler du sport alors que c'est dans ce seul domaine que le sentiment patriotique a prévalu grâce au brillant parcours des cœlacanthes lors de la CAN 2021 organisée au Cameroun. « On a été témoin du parcours réalisé par les cœlacanthes. Parmi les délégations qui ont quitté la CAN avec fierté c'est la délégation comorienne », a rappelé Mhoussine président du club Bonbon Ndjema pour qui si « l'équipe a atteint un tel niveau c'est grâce à la conjugaison de plusieurs efforts surtout la politique sportive incarnée par le président Azali ».
Kamal Gamal
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