A l’issue du 34e Conseil des ministres de la COI qui s’est tenu le 06 mars dernier à Mahe aux Seychelles, l’organisation indianocéanique a adopté et signé l’accord de Victoria révisé. L’occasion aussi de procéder à la nomination d’un nouveau secrétaire général de qui va succéder au comorien Hamada Madi Boléro, dont le mandat arrive à terme au mois de juillet prochain.
Le 06 mars, le 34e session du Conseil des ministres de la Commission de l’océan indien s’est tenue à Mahe, en République des Seychelles. Les membres du Conseil ont pris un ensemble de décisions touchant aux ambitions politiques et stratégiques, à la santé publique, à l’environnement et au climat ou encore à la sécurité maritime de la région. Il a notamment été l’occasion d’adopter et signer l’accord de Victoria révisé : texte fondateur de l’organisation revisité après 35 ans de coopération.
« Après 35 ans de coopération, il apparaissait nécessaire que nous revisitions notre Accord général de coopération pour qu’il soit en phase avec les enjeux de notre temps comme avec la pratique de l’action de notre COI dont on attend beaucoup et qui fait beaucoup. L’intérêt marqué par de nombreux Etats et organisations internationales témoigne de la crédibilité, du sérieux et du rayonnement de notre organisation régionale, et au-delà, de notre région du Sud-Ouest de l’océan Indien », déclare Vincent Mériton, vice-président de la République des Seychelles, ancien président du Conseil des ministres de la COI.
« Il est heureux que c’est ici, aux Seychelles, là où tout a commencé en 1984, que
nous donnions une nouvelle impulsion à la COI. Je crois fermement que la COI est l’instrument premier de notre devenir commun. Elle est une organisation régionale de proximité, la seule qui fait valoir les besoins spécifiques de nos îles face aux enjeux climatiques, économiques, sanitaires ou encore sécuritaires ».
Cet Accord de Victoria révisé définit la mission élargie de la COI, institue le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui devient donc un organe statutaire, crée le poste de Secrétaire général adjoint ou encore prévoit l’organisation de conférences ministérielles thématiques / sectorielles, annoncer la tenue du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement à Madagascar.
« Au regard des sujets abordés, le 34e Conseil des ministres de la COI réaffirme le
rôle opérationnel, concret et diversifié de notre organisation et amplifie son rayonnement politique et sa portée stratégique. L’Accord de Victoria révisé donne une impulsion nouvelle à une COI qui attire des Etats et organisations internationales bien au-delà de nos rivages. C’est le signe de l’utilité concrète de notre organisation qui agit concrètement dans un large éventail de secteurs allant de la santé publique aux pêches, à la gestion des écosystèmes la sécurité maritime ou encore la culture » avance Hamada Madi.
Le 34e conseil des ministres de la COI était l’occasion d’annoncer le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la COI qui se tiendra à Antananarivo le 25 juin prochain en marge du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. C’étai aussi l’occasion de nommer le nouveau secrétaire général de la COI en la personne de Vêlayoudom Marimoutou, actuellement recteur de l’Académie de La Réunion; il prendra ses fonctions le 16 juillet 2020, en remplacement de Hamada Madi Boléro.
Également, la session devait convenir de la création d’un « Fonds du réseau SEGA One Health » ouvert à des contributions volontaires pour disposer de ressources pour la prévention et la riposte en matière de santé publique, prendre la mesure des actions en matière de santé (plan d’urgence coronavirus), sécurité maritime, pêche et énergies et confirmer l’intérêt d’une action ambitieuse et diversifiée dans le domaine et confirmer la signature prochaine de projets en matière de prévention des risques de catastrophe et de biodiversité.
« Après l’adoption de la Déclaration de Moroni d’août 2019 que je considère, après l’Accord de Victoria, comme le 2e acte institutionnel de référence de notre organisation, l’heure est à présent à l’action afin de traduire les visions en actes concrets et visibles sur
le terrain. Des programmes et projets de la COI dans les domaines de la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire, l’économie bleue, les énergies renouvelables, la lutte contre les changements climatiques et la paix, stabilité et gouvernance, notamment, permettent de répondre à des préoccupations partagées à l’échelle internationale, souligne Souef Mohamed El-Amine, le ministre des affaires étrangères de l’Union des Comores.
« L’épidémie inquiétante de Coronavirus, par exemple, éclaire d’un jour nouveau la pertinence de nos programmes et de la nécessité d’en assurer la pérennisation à l’image du projet régional Veille sanitaire », conclut-il.
Kamal Gamal
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