La Gazette

des Comores

L’opposition exige que le dialogue soit confié à une autorité neutre

L’opposition exige que le dialogue soit confié à une autorité neutre © : HZK-LGDC

Le M17 (mouvement de 17 février) a convié l’opposition nationale dans un séminaire de 3 jours du 12 au 14 novembre à l’hôtel Grande-plaine de Djoiezi à Mohéli. Ces opposants au régime d'Azali ont montré leur volonté de participer au dialogue mais avec des préalables. Ils comptent cette fois-ci unir leurs forces de l’intérieur comme de l’extérieur du pays pour agir ensemble.


2001 à 2021 cela fait exactement 20 ans depuis que les accords cadre de Fomboni ont été signés donnant naissance au nouvel ensemble comorien fondé sur une présidence tournante et une autonomie large des îles. Le M17 estime que le socle consensuel que ces accords négociés et signés le 17 février 2001 à Fomboni par les forces politiques comoriennes et par la communauté internationale a été mis à mal, dénaturé et bafoué par le régime Azali. Et ce, malgré l’alternance démocratique, la paix et la stabilité que cela avait engendré.

CNT, Comred, NEM (Ndzouani en marche), tous les partis et mouvements politiques étaient donc invités à examiner ensemble la situation sociopolitique du pays et adopter une démarche commune. Ces partis, mouvements et personnalités politiques ont convenu que le régime Azali n'a réalisé aucune avancée de la situation globale du pays, sa gouvernance et n'a enregistré aucune ouverture, les libertés démocratiques et humaines, selon eux, sont toujours brimées « et les prisonniers politiques n’ont connu aucun engagement de lors sort » disent-ils à travers un communiqué lu lors de la cérémonie de clôture.

Les participants à ce séminaire disent avoir noté dans le communiqué de l'union africaine des éléments utiles pour favoriser l’avènement d'un environnement favorable à un dialogue national inclusif. Ils ont donc décidé à l’unanimité d’appeler la communauté internationale en particulier le Système des nations unies à relayer cette position de l’Union africaine pour favoriser les conditions effectives du dialogue en associant l'OIF en sa qualité de cosignataire des accords cadre de Fomboni.

Arrêter l’agenda du dialogue de manière inclusive, confier le dialogue à une autorité neutre reconnue par toutes les parties et encadré par la communauté internationale, rendre les conclusions du dialogue non opposables tels sont les points proposés comme préalable au dialogue. Les participants ont décidé enfin de lancer cet « appel de Djoiezi » à l’ensemble des forces vives de l’opposition du pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour « unir leurs forces et sauver le pays du désastre actuel » disent-ils.

Pour  Mohamed Larifou Oukacha, tout le monde veut être chef. « Nous ne sommes pas arrivés à nous mettre d'accord tant sur le fond que sur la forme de notre lutte à mener pour gagner cette bataille et vaincre Azali » a fait constater Larifou Oukacha. « Nous devons nous mettre tous d'accord pour parler d'une seule et unique voix sinon les politiques vont perdre leur crédibilité » dit-il.

Pour Elamine Ali Mbaraka (Aboulkhayri) « Nous n'avons pas le droit de décevoir les comoriens et comoriennes qui suivent ce mouvement. La présence de nos amis d'Anjouan (NEM) et la Grande Comore dans ce combat est une preuve de confiance et aussi une volonté d'agir ensemble pour nous sortir de cette dictature ».

Riwad

 


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