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des Comores

L’opposition condamne les bavures policières à Ndzaouze et accuse le gouvernement

L’opposition condamne les bavures policières à Ndzaouze et accuse le gouvernement © : HZK-LGDC

Les dirigeants du Front commun des forces vives ont condamné le meurtre survenu à Ndzaouze mais aussi l’incendie de la brigade de la gendarmerie de Mitsamihuli la nuit du jeudi 10 novembre. Ils ont également salué les mesures prises pour dégager la route au lendemain, tout en mettant en cause le gouvernement.


Après la conférence de presse du gouvernement, c’était le tour de l’opposition de s’exprimer sur l’affaire de Ndzaouze. Face aux médias mercredi 17 novembre, les hautes personnalités du Front commun des forces vives ont condamné le meurtre survenu à Ndzaouze et l’incendie de la gendarmerie de Mitsamiouli la nuit du jeudi 10 novembre. Ils ont également salué les mesures prises pour dégager la route au lendemain, tout en mettant en cause le gouvernement pour les actes indécents qui ont eu lieu ces derniers temps dans le pays. 

« Si aujourd’hui la population a perdu confiance en la justice et cherche à se faire justice, cela est la conséquence de l’irresponsabilité et l’inaction du gouvernement », déclare Ibrahim Abdourazak, le porte-parole de l’opposition. Selon lui, le gouvernement doit prendre en charge les dégâts commis car il est responsable. « Le fait d’envoyer des militaires alors que ces derniers n’ont pas vocation d’assurer des missions de maintien de l’ordre est incompréhensible », souligne-t-il.

De son côté, l’ancien ministre Mohamed Abdou Soimadou montre que c’est la gendarmerie ou la police nationale qui sont investies légalement pour des missions de maintien de l’ordre. « Donc, c’est insoutenable de voir des militaires déployés pour faire face à des civils non armés ». Et d’ajouter que : « les militaires se sont livrés à des actes de vengeance, pourtant ce n’est pas leur rôle. Leur rôle est de protéger tout le monde ». Selon lui, l’Etat ne protège pas assez la population et leurs biens. « Nous constatons de jour en jour une dégradation du climat sécuritaire dans le pays. Nous pensons que la population a perdue confiance envers la justice et cherche à se faire justice soi-même. Et tout cela est du à l’irresponsabilité et l’inaction du gouvernement », conclut-il.

Nassuf Ben Amad

 


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