L’ancien secrétaire général du parti au pouvoir Hamidou Karihila et l’ancien candidat à la présidentielle de 2019 Ahamada Mahamoudou, deux ténors de l’opposition, sont accusés d’avoir voulu fomenter un coup d’État pour renverser le chef de l’État Azali Assoumani.
Les accusations de déstabilisation faites aux opposants se multiplient. Après le secrétaire général sortant de la Commission de l’Océan indien, Hamada Madi Boléro qui en a fait les frais en 2018, l’ancien secrétaire d’Etat chargé du monde arabe auprès du ministère des Affaires étrangères, Hamidou Karihila, ainsi que l’avocat de l’ancien président Sambi, Ahamada Mahamoudou, sont à leur tour cités dans ce genre d’affaires. Cette fois, non pas par une autorité comorienne mais par un média arabe selon lequel les deux mis en cause seraient soutenus par le Qatar et la Turquie.
Contactés pour plus de détails sur ces accusations, l’ancien patron de la diplomatie dans le monde arabe se dit « étonné » que de telles accusations soient portées contre sa personne. Il s’agit selon lui de personnes « malintentionnées » qui ne cherchent qu’à « « nuire et salir sa personnalité. « C’est une honte pour notre pays, pour notre démocratie. Et c’est là le mal de ce régime bâtard », s’emporte cet ancien collaborateur qui a basculé dans l’opposition. « Après 19 ans de combat politique au sein de la CRC et aux côtés d’Azali, c’est le cadeau que je mérite de leur part à cause de ma loyauté », tonne celui que semble convaincu que cet article est l’œuvre du régime d’Azali.
« On me traite d’intégriste et d’islamiste alors que je me suis toujours donné à contribuer pour le bien de mon pays dans le respect de la démocratie à travers mon engagement politique et à travers mes œuvres. On m’accuse de tout, même de détournement » de fonds, regrette celui qui affirme que depuis les élections du 24 mars 2019, il n’a effectué qu’un seul voyage pour des raisons sanitaires et c’était dans le sultanat d’Oman.
Quant à l’avocat de Sambi, Me Mahamoudou Ahamada, cette affaire est à ses yeux « un non-évènement ». Même réaction pour le gouvernement dont le porte-parole accuse les deux concernés de chercher à se faire « de la publicité ». « Je ne suis pas du genre à me faire de la publicité surtout pas par un acte prohibé par la loi », se défend Me Mahamoudou pour qui chercher à tout prix à faire le buzz ne lui « ressemble pas du tout ». Notons que l’article qui a été mis en ligne fin octobre n’était plus accessible samedi 7 novembre.
A.O Yazid
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