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des Comores

Justice / Pénurie de magistrats compétents

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Justice / Pénurie de magistrats compétents © : HZK-LGDC

La justice comorienne manque d’effectifs, d’outils et n’est pas suffisamment formée pour faire face aux nouveaux délits et crimes. Les magistrats ont eux-mêmes lancé l’alerte, lundi, lors des présentations des vœux au chef de l’Etat.


Le président de la Cour suprême, Cheikh Salim, a étalé les limites de la justice comorienne au cours de la présentation des vœux des membres de la Cour suprême, Cour Constitutionnelle, Magistrats, le Grand Cadi et le Représentant du Mouftorat au chef de l’Etat, lundi. Il a insisté sur la « pénurie de magistrats » des Cours d’Appel et les Tribunaux de Première Instance.

Cheikh Salim a laissé entendre que la plupart des magistrats sont « jeunes », « mal outillés » et sont « assistés par des auxiliaires mal formés ». Une incompétence qui, entres autres, explique pourquoi la justice peine à traiter dans des conditions normales les attentes des justiciables.

Le président de la Cour suprême a aussi fait observer que la justice comorienne doit être formée et équipée pour mieux remplir sa mission qui est de « garantir les droits et la protection des individus et de la société ».

Les magistrats ont alerté le chef de l’Etat sur la gravité d’une telle situation mentionnant le fait que la justice comorienne a aussi du mal à s’occuper des « nouveaux délits » jusqu’ici inconnus notamment : « la cybercriminalité, le terrorisme, l’extrémisme violent, la criminalité transfrontalière, les crimes économiques et environnementaux ».

Au nom des magistrats, le président de la Cour Suprême a indiqué qu’ils ont de plus en plus besoin d’assistance humaine et technique.

S’exprimant sur les priorités des magistrats, Cheikh Salim a exprimé l’urgence de rendre opérationnel le Conseil Supérieur de la Magistrature. Cet organe devrait permettre de pouvoir « circonscrire les abus et l’impunité qui en découle au niveau des Magistrats ».

Devant le chef de l’Etat, les magistrats ont aussi appelé à « l’organisation des assises nationales de la justice » pour, disent-ils : « parvenir à assainir la justice, renforcer les capacités des acteurs et promouvoir la sécurité juridique et judiciaire des citoyens ».

Les magistrats ont aussi demandé l’élaboration d’une politique de formation continue de tous les magistrats et auxiliaires de la justice. Une urgence pour que la justice puisse atteindre « un niveau de rendement louable ».

 

Al-Hamdi A. Hamdi

 

 

 


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