L’avocat d’Ahmed Hassane El-Barwane a fait le point hier mercredi sur la situation de son client, actuellement en détention provisoire. Me Moudjahid dénonce un acharnement envers ce dirigeant politique, secrétaire général du parti Juwa, et sa longue garde à vue.
Arrêté le 31 juillet dernier, le secrétaire général du parti Juwa se trouve actuellement en détention provisoire. Hier mercredi, son avocat, Me Moudjahid Abdoulbastoi a fait le point sur la situation de son client, convaincu que ce dernier vit un acharnement du pouvoir central parce qu’il est le chef de file du principal parti de l’opposition, le Juwa.
« Avant qu’il soit à nouveau arrêté, mon client avait l’interdiction de voyager, son passeport a été confisqué et il a été arrêté à plusieurs reprises. Le voir aujourd’hui en détention après avoir écopé une peine d’un an avec sursis, on ne peut que constater un acharnement du pouvoir central en la personne d’Ahmed Barwane, déclare Me Moudjahid Abdoulbastoi. On a l’impression que ce qui dérange aujourd’hui, ce sont ses opinions et son franc parler ».
Au cours de sa conférence de presse, l’avocat est revenu sur la longue garde à vue de son client. Arrêté le 31 juillet, Barwane a été déféré au parquet le 6 Aout dernier avant d’être renvoyé en détention provisoire. Une procédure que son avocat conteste vivement. « En flagrant délit comme dans une enquête préliminaire, la garde à vue est de 24h à 48 heures maximum. Mais pas six jours », poursuit-il, avant d’ajouter que « ce qu’on n’arrive pas à comprendre, c'est qu'on ne voit pas de trace dans le dossier qui montre le prolongement de la garde à vue. On ne peut que déduire que la théorie de l’acharnement est justifiée ».
Barwane est poursuivi pour trois chefs d’accusation à savoir association de malfaiteur, complicité de tentative d’assassinat et de coups et blessures volontaires. Son avocat se dit engagé dans une bataille juridique, civile et administrative; l’arrestation d’Ahmed Barwane aurait un lien avec une ancienne affaire le concernant avec une banque de la place.
« L’homme d’affaires Ahmed Barwane et la banque avaient une entente sur une affaire les concernant. Mais à notre grande surprise, une procédure sur l’affaire a été engagée le 27 mai dernier et une ordonnance a été rendue le 31 mai et notifiée le 6 juin dernier à Barwane en prison. L’arrestation est purement politique », regrette Me Moudjahid. Un contact a été pris avec le juge en charge du dossier afin de programmer l’interrogatoire de fond.
Mohamed Youssouf
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