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des Comores

Journée Maore: Une célébration populaire pour le retour de Mayotte

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Journée Maore: Une célébration populaire pour le retour de Mayotte © : HZK-LGDC

La journée Maore a été célébrée hier samedi au palais du peuple. Une célébration populaire au cours de laquelle le gouvernement s'est fortement mobilisé pour la première fois. Des figures de l'indépendance et des responsables du comité Maore se sont relayés à la tribune pour dénoncer l'occupation illégale de Mayotte par la France.


C'est dans un palais du peuple bondé par un public plutôt jeune que s'est déroulée la célébration de la journée nationale Maore. Une mobilisation qui n'est pas passé inaperçue aux yeux de certaines figures de l'indépendance qui ressentent que la question reste toujours dans le cœur des comoriens. « La date du 12 novembre est une date importante, symbolique. C'est la date qui montre notre fierté d’appartenir à un pays, que nous sommes une nation unie », a déclaré Ali Mlahaili ancien ambassadeur des Comores à Paris.

Cet acteur de l'indépendance de son pays a tenu à rappeler qu'il y a trois dates importantes que tout comorien doit retenir. Le 15 juin 1973 avec la signature des accords dits du 15 juin basés sur la volonté populaire pour l'indépendance, le 6 juillet 1975 jour de la proclamation de l'indépendance et le 12 novembre pour l'accession des Comores en tant que membre de l'ONU.

Autre point que le diplomate comorien à la retraite a voulu clarifier est le résultat du referendum dont la loi du 23 novembre 1974 a dit qu'il sera proclamé globalement et non île par île, alors que la France a voulu par ailleurs manœuvrer. Ce qui a poussé Ahmed Abdallah à anticiper les choses en proclamant unilatéralement l'indépendance.

« Il n'est pas né le comorien qui dira que Mayotte n'est pas comorienne », a lancé Mohamed Bacar Dossar ministre des relations extérieurs, reprenant une citation du président de la République Azali Assoumani. Déplorant les drames qui surviennent dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte, le chef de la diplomatie comorienne réaffirme la position du gouvernement de vouloir « la suppression pur et simple du visa Balladur », a-t-il indiqué sous les ovations du public.

« Les maorais ne veulent pas des mzongu (blanc) mais les marké (argent) de wazungu », a lancé dans un ton ironique Youssouf Moussa figure historique de la lutte pour le retour de Mayotte dans son giron naturel. Et lui de continuer : « la France n'est pas un ami. Un ami ne prend pas en otage ». Le président du comité Maore Me Elaniou laisse entendre dans un discours lyrique que le pays a ses héros qui sont tombés « sous les balle de l'occupant », ils parlent des présidents comoriens assassinés, « nous avons nos martyres », en parlant des drames humains en mer entre Mayotte et Anjouan. Cet avocat au barreau de Moroni regrette les occasions et les rendez-vous gâchés et qui auraient causé la perte de cette île sous occupation française. A noter que la journée a été précédée par une veillée du souvenir à la place de l'indépendance.

 

Maoulida Mbaé

                 


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