Candidat aux élections législatives du 19 janvier prochain, José Chakrina Abodo a cumulé jusqu'ici plusieurs postes et détient une grande expérience professionnelle. À en croire ses propos, cet ancien Président par intérim de Ngazidja fait peur à ses concurrents de par sa proximité avec le peuple et son expérience dans les affaires gouvernementales en travaillant avec Abdoulwahab. Interview.
Question : Qu'est-ce qui a motivé votre candidature à ces législatives ?
José Chakrina Abodo : Ma motivation porte surtout sur l'esprit de changement, de l'émergence et en général de l'avenir de nos enfants. Mon objectif est l'accompagnement de l'émergence pour le bien de tous les comoriens. Ceci se résume dans mon document intitulé Cap 25 pour la mandature de 2020 à 2025. Je soutiens la stratégie du gouvernement par rapport à l'esprit d'une gouvernance transparente et rigoureuse, au respect des libertés et des droits fondamentaux mais surtout, accompagner la commune de Moroni. Pour moi, Cap 25 est une promesse pour ma circonscription de Moroni Sud d'abord parce qu'on a besoin de réunir autour des valeurs et principes communes Imani, Democrasi et Haki (Tolérance, Démocratie et Justice).
J'estime que le pays doit-être apaisé. On doit encore rassembler notre peuple qui est une nécessité pour la construction des Comores de demain et aussi savoir que seuls l'équité et le respect des droits et des devoirs contribueront à la construction d'un demain meilleur pour nos îles et un avenir meilleur aux générations futures. Ainsi, je pense qu'il me doit de suivre la politique du gouvernement actuel pour une santé ambitieuse, une sécurité publique digne, encore plus réglementer la fiscalité et bien d'autres comme l'éducation et le sport. Je sais ce qui m'attend en tant que représentant de la nation. J'ai contribué dans l'élaboration de plusieurs textes notamment sur les taxes douanières dans le cadre de financement d'activités sociales comme la couverture médicale pour les femmes enceintes et le domaine du sport.
Question : Quelle sera votre principale mission, votre objectif majeur au parlement ?
J.C.A : Comme je l’ai dit, j'ai acquis beaucoup d’expérience et je peux alors dire que ma mission ne peut pas se résumer à une seule chose. Je peux alors me permettre de dire que je ne serais pas à l'Assemblée en tant qu'exécutant mais en tant que concepteur et c'est ce qui va me différencier des autres candidats. En matière de gouvernance, je peux dire que j'ai fait beaucoup et si je peux revenir rien que dans la commune de Moroni, le marché dit ''Dubaï'', c'est moi qui l'ai fait quand j'étais avec Mohamed Abdoulwahab. Je l'ai initié avec Fahmy Thabit alors président de la chambre de commerce de Ngazidja et avec l'accord d'Abdoulwahab qui était président de Ngazidja, nous avons eu le lieu qui est aujourd'hui disponible à la commune.
J'aurai, en plus de mon expérience à faire des lois pour faciliter le quotidien des comoriens dans différents secteurs comme le sport, la fiscalité, l'éducation, le respect des libertés et des droits humains dans le but de bâtir un pays prospère.
Question : Vous avez une grande expérience dans le domaine de la fiscalité et des finances publiques. On a vécu ces dernières années à un gouvernement sans budget. Comment comptez-vous rectifier les erreurs de vos prédécesseurs à l'Assemblée ?
J.C.A : Si on essaie de voir l'Assemblée de l'Union des Comores, Gouvernement et députés confondus, on verra qu'il n'y a pas eu de cohabitation entre les deux entités. La cohabitation a été tellement difficile entre les deux au point que les conséquences en sont énormes. Déjà, il faut commencer par reconnaître que les législateurs n'avaient pas une majorité écrasante, qu'il y a eu des chantages par rapport aux lois des finances, il y a eu des manœuvres autour de l'élection des membres du bureau etc… C'est la raison pour laquelle j'estime qu'il est temps de se retenir et de militer pour l’intérêt de la population.
On peut faire partie d'un parti politique ou être indépendant comme moi, mais l’intérêt de la nation doit primer. Pendant toute une législature, les députés qui étaient là se sont vraiment chamaillés, disputés et ont fini par oublier le petit peuple qui l'a élu. Je promets d'être le député du peuple en mettant en place un bureau parlementaire pour recueillir les doléances de mes électeurs, ce qui nous permettra de pouvoir contrôler tous les problèmes de ce peuple. Je suis le candidat des jeunes, des sportifs et de la jeune génération. Je serais là pour défendre l’intérêt général, le bien-être de la population et soutenir les jeunes à pouvoir s'en sortir. Reformer l'Université, la politique bancaire et le code des investissements j’estime que tout doit être revu pour faciliter le bas peuple.
Propos recueillis par A.O Yazid
Qui est José Chakrina Abodo ?
Fils de Nordine Abodo, José Chakrina est un ancien directeur général des impôts, ancien ministre des finances et du budget sous l'ère Mohamed Abdoulwahab alors président de l’île autonome de Ngazidja, ancien chargé des relations avec les institutions sous le même exécutif et aussi président par intérim de l’île de Ngazidja. Aujourd'hui, il est le président de la fédération comorienne de Judo. Marié et père de 5 enfants, José Chakrina cumule dans son actif une grande expérience dans le cercle de la politique et de la fiscalité, et est très actif dans le cadre social.
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