Le président de la République a prêté serment hier dimanche au stade Omnisport de Malouzini en présence du corps diplomatique mais aussi des délégations étrangères. Azali Assoumani a annoncé des mesures d’apaisement politique dès la semaine prochaine. Plus de 10 000 personnes ont pris part à l’évènement, boycotté par l’opposition.
Après 2002 et 2016, le président Azali Assoumani entame un troisième mandat à la tête de l’Union des Comores suite à sa réélection dès le premier tour des élections anticipées de mars dernier. Une élection toujours contestée par l’opposition dont les candidats continuent à rejeter les résultats. En présence d’une foule nombreuse, estimée à plus de 10 000 personnes, du corps diplomatique accrédités en Union des Comores, du gouvernement, des gouverneurs, du président de l’assemblée, et des chefs de délégations des pays amis, le président de la République a prêté serment et prend officiellement ses fonctions.
Dans son discours, le président Azali a salué la présence fraternelle et patriotique des frères et sœurs venus de l’Ile comorienne de Mayotte pour participer à cette investiture. « Je tiens en particulier, à renouveler ma profonde gratitude aux comoriennes et aux Comoriens qui ont bien voulu me renouveler leur confiance, dès le premier tour à une majorité confortable des suffrages exprimés. Je mesure avec gravité, tout le poids de cette confiance renouvelée qui est à la fois un grand honneur mais aussi une lourde responsabilité. J’ai compris qu’à travers cette élection, la majorité du peule comorien a approuvé mon programme ainsi que le bilan de ces trois dernières années », déclare Azali Assoumani.
Sur la liberté de la presse, le président de la République prend l’engament de veiller à la tenue d’un séminaire, afin d’initier une réflexion profonde, en vue de sortir la presse nationale de cette crise qu’elle traverse actuellement. « Dans ce domaine, la logique voudrait que la presse puisse s’assurer d’une indépendance totale en matière éditoriale et financière et se libérer ainsi des subventions publiques afin de jouir d’une véritable liberté. Or la presse nationale est en crise. Une crise profonde et multiforme qui nécessite urgemment la tenue d’un séminaire pour élaborer un diagnostic et formuler des recommandations », indique-t-il. Le chef de l’Etat s’engage enfin à associer le chef de l’opposition et les leaders de tous les partis politiques, dans le processus de prise de décision, sur tous les sujets d’intérêt national. Il annonce en retour que dès la semaine prochaine, des mesures concrètes d’apaisement seront prises et un texte lui sera soumis à cet effet.
Le chef de l’Etat a montré que le pays s’est d’ores-et-déjà engagé dans une politique de grands chantiers. Il a cité les infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, hospitalières et bien d’autres, en cours de réalisation ou en projection. « Ainsi, les efforts en cours vont s’intensifier, notamment dans le secteur de l’énergie, pour diversifier et exploiter de nouvelles ressources énergétiques, à même de porter la croissance des dix prochaines années et surtout contribuer à la protection de notre environnement », poursuit-il.
En matière de performance économique, le président Azali Assoumani estime que la croissance s’accélère et frôle les 4% grâce aux infrastructures réalisées et l’accès à l’électricité et il affiche l’ambition de réaliser encore plus de performances durant son quinquennat. « Pour y parvenir, nous avons notamment le devoir de développer le secteur productif », avance-t-il. Le président de la République annonce par ailleurs que des actions seront également menées en faveur du secteur privé, notamment l’amélioration du climat et l’environnement des affaires pour encourager les investissements nationaux et ensuite attirer les investisseurs étrangers.
Sur la question de la diaspora, le locataire de Beit Salam a montré que les Comores sont l’un des rares pays dont les transferts de la diaspora sont parmi les plus importants du continent africain. « Ces transferts sont destinés le plus souvent à la consommation familiale. Nous devons alors agir conjointement et de manière rationnelle pour qu’ils servent l’économie et le développement de notre pays », souligne-t-il.
De son côté, Hamada Madi, le secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien a annoncé l’engagement de son institution à toujours œuvrer au côté de l’Union des Comores pour son développement. Quant à Malik Sarr, le directeur du bureau régional de la francophonie dans l’Océan Indien se dit heureux de l’aboutissement et de la fin du processus électoral. Et son organisation s’engage aussi à accompagner le pays à renforcer la démocratie mais aussi le renforcement de la coopération entre les Comores et l’OIF.
MY
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