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des Comores

Investiture de la mouvance présidentielle / L'union sacrée autour du président Azali

Investiture de la mouvance présidentielle  / L'union sacrée autour du président Azali © : HZK-LGDC

Le bureau de l'alliance de la mouvance présidentielle a été investi hier mardi au cours d'une cérémonie qui a réuni tous les ténors des partis et mouvements politiques soutenant le régime. Une occasion pour le secrétaire général de cette plate-forme d'appeler à l'union sacrée autour de la vision du chef de l'État.


Après des mois de tractations, les partis et mouvements politiques soutenant l'action du gouvernement se restructurent autour d'une alliance. Elle regroupe d'après les organisateurs de la cérémonie 20 partis et mouvements politiques. « Cette alliance dont nous nous empressons d'annoncer la naissance en ce moment, répond à l'appel fait par le président de la République dès le début de sa mandature. Un appel renouvelé lors de l'ouverture des assises nationales et pendant la cérémonie de remise du rapport des recommandations et conclusions qui en sont issues », a déclaré Ali Mlipva Youssouf secrétaire général de l'alliance.

 

« Vous conviendrez (…) que quand un pays est à la croisée des chemins, le seul intérêt qui vaille est l'intérêt supérieur de la nation. L'heure ne se prête plus à l'exercice des crocs en jambes, ni de la stigmatisation et encore moins à celui des polémiques stériles », a-t-il ajouté. Le patron de la mouvance présidentielle avance que les forces politiques composant leur alliance sont convaincues que « les réponses aux vrais maux qui rongent notre pays depuis son accession à la souveraineté internationale, il y a 43 ans, sont pour l'essentiel consignés dans le document de synthèse des travaux des experts parrainés par les différentes tendances politiques et les différentes composantes de la société civile qui ont eu à prendre part aux assises nationales ».

 

A l'en croire, les partis de la mouvance sont persuadés que « les conditions de sortie de l'ornière du sous-développement sont presque réunies et que le président de la République présente un gage sérieux et crédible dans la mise en œuvre des différentes reformes (...) ». La cérémonie a été aussi une tribune permettant aux alliés de montrer chacun sa détermination pour la nouvelle structure née après plusieurs semaines d'intenses tractations. C'est le cas de Maoulid Saleh Ahmed du parti Dudja qui assure que les partis et mouvements de l'alliance après avoir travaillé durant les assises, ils seront avec le président de la République pour l'application des recommandations.

 

« A ceux qui s’interrogent sur notre (parti Dudja) engagement auprès du président Azali, je leur réponds que notre opposition sous son premier régime était essentiellement basée sur le fait que nous avions voulu l'application stricte de la constitution de 2001. Aujourd'hui cette constitution n'existe plus. Pourquoi devons nous continuer à s'opposer », a-t-il fait savoir. Ce maire de la commune de Hamahamet Nyuma Mro au nord est de Ngazidja assure à nouveau leur soutien aux reformes prônées par le chef de l'État.

 

Même assurance pour le secrétaire général du parti Radhi, Houmed Msadié pour qui le referendum constitutionnel convoqué par le président de la République est un motif de satisfaction après les assises nationales. Et l'ancien ministre de l'intérieur du régime Ikililou de condamner un « langage guerrier » de l'ancien président de la République Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. « Nous ne devons pas prendre à la légère les propos de l'ancien chef de l'État selon lesquels, il n'y aura pas de referendum. Nous devons nous préparer, parce que peut-être, il a un appui lui permettant cela», a-t-il indiqué. Et lui de mettre en garde contre la montée du chiisme, une véritable menace selon-lui pour le pays.

 

Même condamnation pour Me Said Larifou du parti Ridja qui laisse entendre que l'initiative de révision de la constitutionnelle revient au seul chef de l'État qui détermine la modalité soit par un congrès ou referendum. « On ne peut pas crier à des réformes en laissant la constitution qui est le cœur de toute reforme en l'état », a-t-il dit. A noter que les personnalités politiques qui se succèdent à l'estrade se sont montrées favorables à la révision de la constitution.

 

Maoulida Mbaé

 


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