Zalhata Ali fait partie de la délégation des conseillers de l’île d’Anjouan venue rencontrer les autorités de l’Etat. Cette élue déplore l’attitude du gouverneur de l’île envers leur institution, mais aussi la gestion des affaires courantes. Avant de regagner Anjouan, Zalhata Ali a accepté de répondre aux questions de La Gazette des Comores / HZK-Presse. Interview.
Question : Quelle est la situation qui prévaut actuellement à Anjouan ?
Zalhata Ali : A Anjouan, on vit dans la peur. Ces derniers temps, on assiste à des violations des textes, comme le cas de la suspension des maires, et même une déstabilisation au niveau des institutions financières. Je prends l’exemple de ma région, on avait un problème d’extrait de naissance et le commissaire à l’éducation a sorti une note montrant que six maires ont été suspendus et donc ils ne peuvent pas signer les actes de naissance. Ce problème a pénalisé notre région dont la mairie de Wani. On était obligé d’aller à Mutsamudu pour faire les documents d’état civil et c’est un grand problème. Aujourd’hui, la population vit dans la désolation. Ils ont parlé et crié que le gouverneur ne fait pas ce qu’on attendait de lui. La majorité des waniens ont voté pour Salami et aujourd’hui, il a déçu tout le monde. On l’a élu parce qu’on avait confiance en lui. Et c’est regrettable ce qu’il fait.
Question : Vous êtes à Moroni pour rencontrer les autorités de l’Etat. Qu’est ce qu’ont peut retenir des ces rencontres ?
Z.A : Ngazidja est la capitale de notre archipel. Nous voulons que tous les comoriens écoutent et sachent ce qui se passe à Anjouan. Si on reste sans réagir, je suis sûr qu’on va revenir à un passé lointain. Vous savez déjà ce qui s’est passé à Anjouan et on ne veut en aucun cas y revenir. C’est pourquoi, nous sommes ici. Même le président de la République est déjà au courant de ce qui se passe à Anjouan et je suis sûr qu’il attend le moment opportun pour réagir pour éviter le pire.
Question : On a appris qu’on ne vous paie pas vos indemnités. Qu’allez-vous faire ?
Z.A : Effectivement ! Le gouverneur Salami a payé uniquement les conseillers de son parti (Juwa). Ils nous ont dit d’aller voir le gouvernement central. C’est pourquoi nous sommes venus ici voir le gouvernement même le chef de l’Etat, pour leur exposer le problème. On ne peut pas travailler dans la même institution et tolérer un favoritisme dans le traitement de ses membres. C’est inacceptable.
Question : Quel message adressez-vous au gouverneur Salami Abdou ?
Z.A : Nous ne voulons pas avoir des problèmes à Anjouan. Nous voulons la stabilité. Et nous, nous sommes prêts à travailler ensemble. C’est ce que nous voulons. Nous devons accompagner le président de la République dans son ambition de faire des Comores un pays émergent.
Propos recueillis par Mohamed Youssouf
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Saïd Oussèni:
24/02/2017 à 03:08 PM
Je vais vous dire quelque chose. Jamais et jamais Anjouan ne connaîtra pas la tranquillité. Déjà avec le parti Juwa c'est le désordre total. J'ai voté Juwa lors des Elections passées. J'avais confiance à ce parti mais j"ai eu tort. Le parti est composé de beaucoup d'ignorants. Par exemple à Nioumakélé des éléments incontrôlés font ce qu'ils veulent parce qu'ils travaillent au gouvernorat. L'un est soit disant chef du personnel , l'autre est soit disant secrétaire général. Ils sont devenus inspecteurs pédagogiques. Mais je leur dis qu'ils seront pas éternellement dans ces fonctions et que beaucoup étaient à ces places