« Notre mission consistait redynamiser l’UPF…. Et aujourd’hui sans fausse modestie, nous pouvons dire qu’on a réussi »
Les 45e assises de l’Union de la Presse Francophone ont débuté le 20 novembre dernier à Antsirabe. Une assemblée générale avait eu lieu vendredi dernier et le comité international a reconduit Madiambal Diagne pour un second mandat à la tête de l’UPF au niveau international. En marge des travaux, il a accepté de répondre aux questions de La Gazette des Comores / HZK-Presse.
Question : Les 45e assises de l’UPF se sont ouvertes depuis le 20 novembre dernier. Qu’est ce qu’on peut retenir de ces assises ?
Madiambal Diagne : Ces assises de l’UPF avaient choisi de travailler sur le thème de l’économie des médias. Nous avons estimé que cette problématique est un sujet d’actualité qui intéresse les médias, parce que les médias à travers le monde en crise. Dans cet environnement de crise, il y a des expériences qui ont mieux réussi que d’autres et il fallait échanger nos expériences pour voir quelles sont les bonnes et les mauvaises pratiques, et voir aussi ce qu’on doit préconiser comme solution aux difficultés des médias. Nous avons eu à échanger sur cette problématique là avec des expériences provenant de toutes les régions du monde. Les participants ont pu comprendre les enjeux, mais aussi la nécessité de se réadapter et se réajuster dans le management des médias.
Avec ses assises, nous avons pu enclencher une certaine synergie avec certains partenaires des medias pour qu’on puisse dégager une plateforme commune qui nous permettra de travailler pour faire des propositions pouvant aider à solutionner les difficultés que vivent les médias. Donc je pense que c’est une retombée importante de nos assises. La discussion théorique est intéressante mais il faudrait qu’on en tire des leçons et mettre en œuvre de façon opérationnelle pour que cela puisse avoir un impact plus important dans le cadre de la vie des médias. Nous allons travailler et réfléchir ensemble pour trouver les bonnes solutions et les appliquer.
Question : Au cours de votre discours d’ouverture, vous avez interpellé le président malgache sur le code de la communication. Que peux-tu nous dire sur ce sujet ?
M.D : Parfaitement ! Parce que l’UPF est aussi un peu ça sa mission. Se préoccuper des sorts des journalistes et des médias partout à travers le monde. Ici à Madagascar, un nouveau code de la presse a été adopté et ce dernier n’emportait pas la légion des médias parce qu’il y a eu des dispositions liberticides. En son temps, nous avions effectué une déclaration commune avec Reporters Sans Frontières sur cette question là pour regretter l’adoption de certaines dispositions et suggérer au gouvernement de revenir sur ça. Aujourd’hui que nous avions eu l’opportunité d’avoir le président de la République malgache avec nous, nous en avons profité pour l’interpeller pour qu’il initie des concertations pour élaborer un code consensuel et inclusif. Et malheureusement dans le cadre de la procédure parlementaire, certains dispositions ont été subrepticement introduites dans le texte final qui a été adopté et ces dispositions remettent en causes le consensus, la philosophie ou les idées sous tendu de ce travail de concertation. C’est pour cela que nous avons demandé que le président de la République relance les concertations et les dialogues autour de cette question là pour que les journalistes puissent se retrouver dans le nouveau texte. Et comme repose, le chef de l’Etat a répondu qu’il a entendu nos préoccupations et qu’il a le même esprit que nous autres et qu’il va essayer de revoir comment relancer les concertations.
Question : Vous avez été élu pour un second mandat à la tête de l’UPF au niveau international. Que peux-tu nous dire sur cette réélection ?
M.D : Cette réélection constitue peut être une petite satisfaction pour nous, parce que nous avions eu un premier mandat qui nous a été octroyé en 2014 au Sénégal. Et nous avions une lettre de mission qui consistait à relancer, recrédibiliser et redynamiser l’UPF. Nous avons travaillé avec une équipe compétente, dynamique et soudée. Une équipe qui est porté vers cet objectif là. Et aujourd’hui sans force de modestie aucune, nous pouvons dire qu’on a réussi à relancer l’UPF, le crédibiliser et à faire en sorte que maintenant dans le domaine des médias, les gens viennent vers nous et nous tendre la main pour travailler ensemble. C’est un peu de satisfaction. Le comité international qui a suivi tout le travail a été totalement satisfait de ce qu’on a fait et a dit qu’il faudrait que ce mandat soit reconduit et nous avons accepté la proposition qui nous a été faite. Nous avons été réélus à l’unanimité par les membres du comité international et nous nous en félicitions et considérons aussi que c’est une responsabilité supplémentaire.
Question : Et les prochaines assises ?
M.D. : Les prochaines assises vont se faire en Guinée (Conakry) à la demande de la section guinéenne qui nous avait fait la proposition. Nous l’avons accepté et nous avons déjà pris contact avec les autorités guinéennes pour l’opérationnalité de cette idée. Ils ont par la suite manifesté un intérêt à abriter les assises. Nous allons mettre en place un programme de préparation de ces assises là et rapidement, nous pensons que tout ce qui devrait être fait le sera pour que les assises se tiennent à Conakry en 2017.
Propos recueillis par Mohamed Youssouf à Antsirabe
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.