Le secrétaire d'État chargé du monde Arabe, Hamidou Karihila se livre dans une interview exclusive accordée à La Gazette/Hzk-presse. Le monsieur monde arabe de la diplomatie comorienne s’exprime sur plusieurs sujets.
Question : quel bilan faites vous de l'an I du gouvernement Azali ?
Hamidou Karihila : Tout d'abord, j'aimerais souhaiter un bon début de ramadan au chef de l'État sa famille, les comoriens et l'ensemble des musulmans. Je félicite également le président Azali et son gouvernement pour le bilan livré lors de la célébration de l'an I. Un bilan qui donne de l'espoir à la majorité des comoriens. L'émergence est une vision qui est la voie à suivre pour le développement des pays. D’une manière générale, le bilan est positif. En ce qui concerne le monde arabe, vous avez constaté que le président à pris part activement dans plusieurs sommets arabes. La création d'un secrétariat dédié au monde arabe est un bon signe qui montre l'importance que le président attache à cette partie du monde. De notre coté, les dispositions sont prises pour le renforcement des liens avec nos frères arabes. Le président ne rate aucune occasion pour insister sur ces relations qui sont encrées dans le temps.
Question : Une diplomatie tournée vers le monde arabe ?
H.K : Le président est conscient des relations plus étroites qui nous lient à nos frères arabes. Et il a l’intention de les fortifier d'avantage, tout comme d'ailleurs avec les autres nations du monde. Le Président de la République ne cesse de rappeler à toutes les occasions le soutien qu'il a reçu de ses frères arabes durant sa première mandature. Le chef de l’État a cité récemment dans son discours prononcé à l'occasion de la pose de la première pierre de l'hôpital El Maarouf, une aide financière de gouverneur de Sharja Cheikh Sultan ben Mohamed Al Qassim. Il a aussi cité la société de pêche dont le siège se trouve à Djeddah, le fonds monétaire arabe, la société agricole. Et cela au grâce au Royaume d'Arabie saoudite. Le succès du pèlerinage pour cette année est à mettre à l'actif de cette coopération. Vous n'êtes pas sans savoir que plus de 850 comoriens ont pu aisément effectuer leur pèlerinage et cela grâce à l'excellente relation qu'entretient le président Azali et le roi Salman d'Arabie Saoudite (…). Sur la formation, nous avons des pays amis comme le Maroc qui accordent chaque année des centaines de bourses. J'en profite pour saluer une coopération fraternelle et amicale avec le Royaume.
Question : Comment se passe la cohabitation avec le Mirex, le ministre de tutelle ?
H.K : Jusqu'à preuve de contraire, l’entente est bonne entre le Mirex et secrétariat d'État. Certes nous ne sommes pas de la même famille politique mais nous appartenons à un même gouvernement. Encore une foi je vous rassure que la cohabitation passe bien avec le ministère qui est mon supérieur hiérarchique.
Question : Et les relations avec le chef de l'État
H.K : Mes relations sont au beau fixe avec le président de la République que je considère comme un père pour mois. Vous n'êtes pas sans savoir qu'avec le président nous nous connaissons depuis son premier régime et plus particulièrement dès le lendemain de son arrivée au pouvoir en 1999. J'assure qu'il n'y a aucune mésentente avec lui et je suis fier d'appartenir à la même famille politique.
Question : Et pourtant il se peut que le courant ne passe pas entre vous ?
H.K : Ce sont des gens qui sont animés par de la mauvaise foi et qui veulent semer la zizanie. Pour quel intérêt ? Je ne sais pas.
Question : Le parti Crc est confronté à l'épreuve du pouvoir et semble être au bord de l'implosion. Votre réaction ?
H.K : La Crc est parmi les grands partis politiques de notre pays. Il a donné une excellente expérience et vivacité dans la politique de notre pays. Créé au cours du premier mandat du président Azali (2002-2006), il a cédé démocratiquement le pouvoir en 2006 quand il a été battu aux élections. Une opposition constructive sous les régimes qui nous ont précédés. Ce qui est plus important c'est que ce parti, pour la première fois dans l'histoire politique de notre pays, a pu, sous le leadership d'Azali, faire une vie politique exemplaire dans l'opposition durant dix ans. S’il revient aujourd'hui au pouvoir avec son leader Azali Assoumani, c’est qu'il y a une leçon à tirer pour les leaders politiques de notre pays.
Propos recueillis par Maoulida Mbaé
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