Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé hier sur l’évolution de la situation Anjouan où on déplore 3 morts et plusieurs blessés. Mohamed Daoudou, qui parle d’un retour au calme, annonce l’ouverture de négociations avec les « rebelles ».
Quatre jours que la population de Mutsamudu vit recluse, contrainte de se calfeutrer dans leur maison pour se protéger des balles échangées entre les forces de l'ordre et le groupe de civils armés. Hier jeudi après-midi, le ministre de l’Intérieur a fait le point sur la situation à Anjouan et annoncé un retour au calme dans la capitale anjouanaise. « Notre choix de communiquer de façon régulière se justifie par la lutte contre la propagande et l’intox. A Anjouan, la situation commence à se calmer à l’exception de la Medina », a déclaré Mohamed Daoudou.
Ce dernier a annoncé l’arrivée dans l’île du directeur de Cabinet en charge de la Défense pour suivre la situation. Le premier flic du pays a annoncé l’ouverture de négociations avec les « rebelles » afin de mettre fin à cette crise à Anjouan. « Les personnes qui avaient reçu les armes de la part de l’Exécutif de l’île d’Anjouan commencent à comprendre que ce n’était pas le meilleur chemin à suivre. Ils ont demandé l’ouverture de pourparlers afin de mettre fin à cette situation », avance-t-il.
Mohamed Daoudou a annoncé des arrestations parmi les « rebelles », la saisie de la moitié des armes et d’autres « rebelles » qui se seraient rendus. « On va laisser la justice faire son travail. Mais je peux vous dire que les tirs ont cessé et que le calme règne dans la capitale » indique le ministre, avant d’ajouter que « maintenant, la population peut circuler facilement. Ceux qui ne le font pas, c’est leur choix ». Le ministre de l’Intérieur regrette toutefois le communiqué de l’Union de l’Opposition, où les opposants au régime exhortent la Croix Rouge et Médecins sans Frontière à intervenir. « Au lieu de condamner ce qui se passe à Anjouan, ils appellent la Croix Rouge et Médecins sans Frontière. Pourquoi faire?, s’interroge le ministre. L’opposition n’a pas fait preuve de responsabilité. Ils auraient aimé que la situation ne se calme pas et rejeter la faute au gouvernement ». Le ministre félicite l’armée pour ce retour au calme et regrette l’absence de l’Union de l’opposition à la reprise du dialogue inter-comorien.
Mohamed Youssouf
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