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Institutions / Le Fudaf 2001 défend « le respect strict des Accords de Fomboni »

Institutions / Le Fudaf 2001 défend « le respect strict des Accords de Fomboni » © : HZK-LGDC

Dans une déclaration du 28 décembre dernier, le Fudaf 2001 a dressé un bilan au vitriol du régime Azali. Et fait connaître son attachement aux Accords de Fomboni. En cette période de pré-campagne, on peut y lire en filigrane un appel, adressé aux différents candidats aux élections présidentielles, à un retour à l’Ordre constitutionnel.


Dans une déclaration en date du 28 décembre dernier, le Front Uni pour la Défense des Accords de Fomboni 2001 (FUDAF 2001) dit rejeter « avec la plus grande fermeté la détermination du Président Azali à priver par chauvinisme et avidité du pouvoir les îles d’Anjouan et de Mohéli de leur tour de présidence tournante en 2021 et 2026.

 

Par ailleurs, il exige « le respect strict des Accords de Fomboni de 2001 pour que les Comores renouent avec l’Etat de droit, la paix, la cohésion et la concorde nationales » tout comme la libération « sans délai des leaders politiques et des militants séquestrés illégalement  (…) ainsi que le retour au pays de tous ceux en exil ».

 

Nouveau dans le paysage médiatique, le Fudaf 2001 explique sa naissance, dans la déclaration, dans un contexte politique tendu et la très longue succession d’entorses à la loi, par le président de la république et son gouvernement. Ainsi, l’on peut lire que « Azali Assoumani est résolument décidé à rester au pouvoir au-delà de son mandat qui prend fin le 26 mai 2021, même si cela devait plonger l’Union des Comores dans une énième crise politique qui menace gravement l’unité nationale ». Et d’énumérer, « la désapprobation de la population par des manifestations pacifiques, celle de la classe politique ou encore de la société civile n’auront pas entamé sa détermination ».

 

Le Fudaf a ensuite listé les principaux manquements, selon lui, du régime en place. « Exit la Commission Nationale de Prévention et de Lutte contre la Corruption, exit la Commission Nationale des Droits de l’homme, la Cour constitutionnelle ». Ne reconnaissant pas à l’évidence la constitution de 2018, il y ajoute « la suppression des Conseils des îles, des vice-présidents pourtant élus en même temps que le président », etc. « Les arrestations violentes, les tortures, blessures mortelles par balles réelles, complots de déstabilisation fabriqués de toutes pièces ou encore l’instrumentalisation de la justice pour condamner tous les adversaires politiques » n’ont pas manqué d’être soulignés dans la déclaration. Comme une sorte de bilan des 2 ans et demi du régime Azali. Un bilan au vitriol alors que le dépôt des candidatures aux  prochaines échéances s’ouvre ce 08 janvier.

 

De la déclaration du Front Uni, composé essentiellement « de natifs d’Anjouan », l’on comprend qu’il n’appelle pas au boycott des élections prévues en Mars et avril prochains. Leur attachement aux Accords de Fomboni de 2001 est évident. Peut-être est-ce un appel à l’endroit des candidats aux échéances présidentielles, qui consisterait à revenir à l’ancienne constitution si jamais ils étaient élus et faire en sorte que le pouvoir revienne à un natif d’Anjouan en 2021. Même s’il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

Faïza Soulé Youssouf

 


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