Le Conseil des ministres de la défense de la Force en Attente de l’Afrique de l’Est s’est ouvert hier jeudi à Moroni sous la présidence de l’Union des Comores. Les ministres de la défense se sont penchés sur l’aspect financier de l’organisation mais aussi ils veulent inscrire la lutte contre le terrorisme dans l’agenda de l’EASF.
La 17e réunion extraordinaire des organes politiques de la Force en attente de l’Afrique de l’Est (EASF) est ouverte à Moroni depuis le 03 mars dernier. Pendant deux jours, les Chefs d’Etat Major des pays membres de l’organisation ont mené des interviews pour le renouvellement du secrétariat dont le poste le plus important est celui de la direction générale de l’organisation qui sera occupé par l’Ethiopie. Ce jeudi 05 mars, le conseil des ministres de la défense de cette organisation a débuté et c’était l’occasion pour les ministres d’annoncer les cinq nominés. En outre, la réunion s’est penchée sur l’aspect financier de l’EASF. « L’immensité de la tâche et la sacralité du devoir de sauver la paix imposent de repenser à son financement. Notre organisation nourrit une saine ambition et elle a un prix. Alors, engager une réflexion stratégique pour le financement de notre organisation est un devoir immédiat. Il nous revient de chercher des partenariats nouveaux et des alliances nouvelles pour partager le prix de la paix et de la sécurité », déclare Youssouf Mohamed Ali, le directeur de cabinet en charge de la défense de l’Union des Comores.
Le Conseil des ministres a aussi exprimé son ambition d’inscrire sur l’agenda de l’EASF la question du terrorisme. Sur ce point, le chargé de la défense de l’Union des Comores qui assume la présidence de l’organisation jusqu’en décembre prochain fait de cette question une priorité. « Le terrorisme est un fléau à combattre. Et depuis la création de notre organisation, cette question n’a jamais été discutée. Alors, on souhaite l’inscrire dans notre agenda », avance-t-il, avant d’ajouter que « aujourd’hui, un bon nombre de pays africains tels que le Kenya, la Somalie et l’Ethiopie font face au terrorisme. Et nous jugeons cette question très importante ». Dans ce sens, la prochaine réunion de l’organisation se tiendra au Rwanda et sera une réunion de haut niveau sur le terrorisme. Parmi les recommandations de cette 17e réunion des organes politique, l’EASF a l’intention de reconstituer une branche militaire pour le maintien de la paix. « On veut être la branche militaire de l’Union Africaine en Afrique de l’Est. S’il y a un conflit dans la région, on ne veut pas voir d’autres forces intervenir à notre place », dit-il.
A la tête de l’EASF pendant 3 ans, le mandat du directeur général de l’organisation prend fin en avril prochain. Lors de son discours en marge de ce conseil des ministres, Dr Abdillah Omar Bouh a fait un bref bilan. « En terme d’organisation et de gouvernance, nous avons fait une mission d’observation des élections aux Comores en 2019. Depuis la mission de la Somalie en 2011, rien n’a été fait. Une bonne chose pour l’organisation, avance-t-il. Nous avons augmenté de façon considérable les fonds de la paix. Quand nous avons pris nos fonctions, il n’y avait que 800 milles dollars et aujourd’hui, on quitte notre mandat avec 2,4 millions de dollars US. On a économisé beaucoup d’argent pour nos membres ».
Pendant les 3 ans à la tête de l’EASF, Dr Abdellah Omar Bouh et son équipe ont œuvré pour changer le concept de l’organisation. « Dans les têtes des gens, ils croient toujours que l’ESAF est seulement une force militaire. Et depuis quelques temps, nous avons shifté pour aller tout doucement vers la police et vers le civil. Et il y a trois mois, nous avons signé avec le Danemark un mémorandum pour augmenter la capacité des civils pour un contrat de 1,2 millions de dollars », poursuit-il. Avant de quitter ses fonctions en avril prochain, le directeur général sortant de l’EASF a chargé un comité d’évaluer les points clés qui se dégagent pour ce mandat de trois ans qui va débuter prochainement.
MY
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC