Le directeur de cabinet du président de la République a tenu à clarifier les choses sur l’incident qui s’est produit dimanche dernier à l’aéroport international Moroni PSI, après l’arrivée du dernier contingent des pèlerins. Dans agents de l’ASECNA ont refusé de laisser partir l’avion de Saudia Airlines avant règlement de la facture. Un geste qui n’a pas plu au directeur de cabinet du président de la République qui a précisé que le gouvernement comorien a déjà payé par avance 5 millions FC sur la facture.
Atterri, l’avion de la compagnie Saudia Airlines devrait aussitôt décoller à 11h pour avoir transporté le dernier contingent des pèlerins. Mais sur le tarmac, des agents de l’ASECNA ont exigé le paiement de leur facture avant de laisser décoller l’appareil. Une facture que le gouvernement comorien aurait payée à l’ASECNA par avance. Après une heure de discussion avec les agents de l’ASECNA malgré des directives de leur chef, les pilotes de la compagnie étaient contraints de modifier leur plan de vol et repartir le lendemain.
Une attitude que le gouvernement comorien n’a pas du tout appréciée. « Nous avons payé la facture bien en avant. Mais dimanche, c’était un grand avion, et l’ASECNA demandait une augmentation de 3000 dollars et on avait convenu de payer lundi. Mais il y a eu des agents qui ont bloqué l’appareil au sol », fait savoir Ali Mohamed Youssoufa alias Belou, le directeur de cabinet.
Ce dernier a montré par la suite que tout est rentré dans l’ordre et l’avion a pu repartir hier matin. A part cet incident avec l’ASECNA, les pilotes de la compagnie Saudia Airlines avaient des difficultés de communication satellitaire. « Nous avons pris nos responsabilités et aucun incident diplomatique n’est à déplorer. Nous avons alerté le ministère des affaires étrangères et l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Moroni », poursuit-il.
Ce dimanche, 5 agents de l’ASECNA ont été interpelés pour avoir désobéi à un ordre de leur direction dont le chef de la facturation et le responsable de l’assistance au sol. « Ils ont fait une maladresse. Le représentant de l’ASECNA avait ordonné de laisser l’avion partir, ils ne l’ont pas fait et ils ont failli provoquer un incident diplomatique. On ne peut pas fermer les yeux dans ce genre de situation », avance le directeur de cabinet du président. Il a annoncé qu’ils seront poursuivis en justice et risquent même d’être suspendus de leurs fonctions.
Mohamed Youssouf
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