L’Union de l’opposition a rendu public un communiqué au lendemain de l'annonce du gouvernement Azali III. Elle dénonce une instrumentalisation de la justice comorienne, évoquant entre autre cas, celui de l'ancien chef de l'Etat, Ahmed A. M. Sambi.
Dans un communiqué publié hier à Moroni, l’Union de l’opposition dénonce «une instrumentalisation de la justice à des fins politiques et demande que la présomption d’innocence soit respectée et que toute personne accusée soit traitée dans le respect des principes élémentaires de la dignité humaine ». A travers ce communiqué, l’Union de l’Opposition regrette que l’ancien président Sambi soit « victime d’un acharnement judiciaire » dont le but est de neutraliser un adversaire politique qui s’est clairement opposé à la dérive dictatoriale du régime et à sa volonté de s’accaparer le pouvoir.
« Après trois mois de résidence surveillée totalement abusive alors que ses avocats n’ont pas cessé de réclamer la levée de cette mesure arbitraire, la justice l’a brusquement inculpé et placé en mandat dépôt », lit-on dans ce communiqué. Ce même document considère que « la paix et la stabilité politique des Comores de ces quinze dernières années sont gravement mises à mal suite à la volonté unilatérale du Président Azali de modifier le cadre constitutionnel de 2001 issu de l’Accord-Cadre de Fomboni afin de mettre en place un régime présidentiel fortement centralisé et s’éterniser au pouvoir ».
« Cette dérive dictatoriale a été dénoncée par une grande partie de la classe politique et la société civile. La communauté internationale a, à maintes reprises, attiré l’attention sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité politique des Comores en recherchant le plus large consensus politique possible sur tout projet de réforme constitutionnelle et de respecter les acquis de la réconciliation nationale », poursuit-elle, tout en indexant un « plan machiavélique destiné à neutraliser les opposants potentiels au funeste projet présidentiel ».
Le communiqué ajoute que l’ancien Président, dès le départ, s’est opposé à toute modification du cadre constitutionnel qui mettrait en danger le pacte national sur l’autonomie des îles et le principe de la présidence tournante entre les îles.
Ibnou M. Abdou
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