Le ministre de l’intérieur a dévoilé hier lundi la liste des partis répondant aux exigences de la loi sur les partis politiques. Ils sont seulement six. Il d’agit de l’UPDC, Juwa, CRC, RDC, Radhi et Orange.
10 janvier 2017, date d’entrée en vigueur de la loi portant organisation et fonctionnement des partis et groupements politiques. Adoptée et promulguée en 2013 par le président Ikililou Dhoinine, la loi sur les partis politiques est perçue par l’ensemble de la classe politique comme un outil permettant de réduire un peu la pléthore de partis dans notre pays (plus d’une trentaine recensés).
Hier lundi, le ministre de l’intérieur en charge des relations avec le parlement, en présence du président de l’Assemblée Nationale et des représentants des partis politiques, a rendu public la liste des partis répondant aux exigences légales selon la loi. Après un travail minutieux de la cour constitutionnelle et du ministère de l’intérieur, seulement 6 partis ont été retenus. Il s’agit de l’UPDC, Juwa, CRC, RDC, Radhi et Orange.
« 3 ans après son adoption et sa promulgation, la loi s’applique dès ce 10 janvier. Cette loi va nous permettre d’avoir des partis politiques répondant à certains critères de la vie politique mais aussi réduire un peu les partis politique dans notre pays », déclare Abdou Oussein, le président de l’Assemblée dans son bref discours.
Le ministre de l’intérieur a montré sa satisfaction de voir appliquer cette loi sur les partis politiques tant attendue. « Ca serait vraiment difficile d’avoir un texte et de ne pas arriver à l’appliquer », déclare Mohamed Daoud. Pour être un parti politique selon la loi, on doit répondre à certaines exigences dont deux sont essentielles. Il s’agit du nombre de sièges d’élus dont dispose le parti dans les îles, ou bien un pourcentage de 5% lors des précédentes élections.
Après cette annonce officielle, le ministre va rencontrer les partis politiques qui continuent d’exister et les autres pour parler de l’avenir de la vie politique du pays. « Nous allons nous assoir et parler de cette loi. S’il y a des modifications à faire on va les faire. Notre objectif n’est pas de faire disparaitre les autres partis. La preuve il y a le groupement politique dans cette loi », assure-t-il.
De leur côté, les partis politiques n’ont pas apprécié la manière dont la réunion s’est déroulé. Et ils ont montré leur mécontentement. C’est Mahamoud Wadaane qui proteste en premier. « Ce n’est pas comme ça que la réunion devrait se passer. Vous nous avez convié à une réunion de travail et on est là sans nous accorder la parole », lâche-t-il. De son côté, Mohamed Abdouloihabi a soulevé un autre problème, la façon de lire la loi aujourd’hui.
« Une loi entre en vigueur effectivement à la date de sa promulgation. Mais elle est appliquée justement par opportunité. L’opportunité d’appliquer cette loi qui déclare morts des partis politiques qui sont sur la scène, surtout des partis historiques, est une loi qui n’est pas d’opportunité d’application », montre-t-il. Cet ancien gouverneur estime que la constitution a été bafouée. « Elle consacre dans son préambule la liberté d’association et d’expression, qui sont des liberté inaliénables. Les partis doivent exister légalement et avoir des restrictions dans des privilèges et avantages qui leurs sont légalement dus. Mais dire que les partis n’existent pas parce qu’ils ne remplissent pas telle ou telle condition, cela relève d’une mauvaise lecture de la constitution », ajoute-t-il.
Mohamed Youssouf
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Groupe coopératif des justices:
11/08/2017 à 03:34 PM
Je cherche le site officiel du parti JuWa
ASSANY Mfoungoulie:
21/03/2018 à 07:31 PM
Je crois sincèrement que cette restriction des libertés politiques prouve le manque de démocratie aux Comores.Cette démarche vise à pouvoir exclure tout mouvement alternatif à venir dans ce pays pour que ces mêmes gens appartenant à la classe politique des corrompus aient toujours à eux seuls les moyens de s'imposer dans la scène politique Comorienne.Sur ce, nous autres, envisageons créer un mouvement politique pour ne pas dire Parti politique. Enfreindre la liberté de mobilisation de réunion de création de parti ou mouvement associatif ou politique est une grave atteinte aux libertés fondamentales de l'homme.On revient petit à petit à la dictature au travers du monopole du droit à la parole. ASSANY Mfoungoulie