La gouverneure de l’île de Ngazidja a mis fin aux fonctions du secrétaire général du gouvernorat le 30 Aout dernier. Selon Ali Mohamed Djalim la cheffe de l’exécutif de l’île l’avait écarté de toutes décisions depuis plus longtemps, pour une banale histoire de carburant.
Ali Mohamed Djalim n’est plus le secrétaire général du gouvernorat de l’île de Ngazidja. Et c’est depuis le 30 Aout dernier. Pendant plus de deux mois, il avait la charge de la supervision administrative et de la coordination de l’ensemble des services publics insulaires. A la tête du Secrétariat Général du Gouvernorat, Ali Mohamed Djalim estime avoir veillé dans ses fonctions comme dans son comportement personnel, à respecter les exigences, non seulement du droit mais aussi de la dignité, de la moralité et de la loyauté. « Depuis quelques temps, je suis devenu la cible d’attaques de la part du gouverneur de l’île en véhiculant que je complote contre elle aux fins de l’opposer au pouvoir central. Une chose qui n’a jamais traversé ma tête », déclare-t-il, avant de préciser que « depuis un moment, je suis écarté de toutes décisions de recrutement ou d’autres. Et jusqu’aujourd’hui, la gouverneure n’arrive pas à distinguer la période campagne et la gestion des affaires de l’île ».
Interrogé sur les raisons de son écartement, l’ex secrétaire général évoque une histoire de dotation de carburant. Une histoire qui date depuis l’initiative du pouvoir central de réduire la dotation du carburant dans les trois îles. « La gouverneure de l’île a protesté contre la décision du pouvoir central de réduire le carburant. Elle avait demandé de rédiger un projet de lettre au ministère des finances et du budget pour montrer notre mécontentement. J ai rédigé la lettre et elle a refusé de signer me disant vouloir attendre la signature des deux autres gouverneurs », précise-t-il.
Cet enseignant à l’Université des Comores montre par la suite que si les circonstances l’exigent, il ne manquerait pas d’envisager d’autres voies ou tribunes, pour expliquer les raisons politiques profondes, qui ont poussé la gouverneure de l’île à prendre cette décision.
« Tout le monde connaît mon caractère quant au strict respect des règles relatives aux opérations des finances publiques. Je ne saurais accepter d’être acteur, ni partie prenante d’une gestion où l’on confond la gestion des finances et des deniers publics avec les affaires privées », souligne-t-il, avant d’ajouter que « la gouverneur m’avait confié une si haute responsabilité républicaine qui m’oblige d’observer un strict respect des règles de rigueur et transparence en matière de finances publiques et de gestion des crédits budgétaires accordés à l’ile de Ngazidja. Et en aucun moment je ne pourrais accepter de jouer à des manœuvres qui ne sont pas de nature à honorer ma personne ».
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