En garde à vue depuis plusieurs jours, Mmadi Ali, ancien ministre sous le régime Sambi, a le soutien inconditionnel de son parti, le Pndc. En conférence de presse samedi dernier, les membres du Parti national pour le développement des Comores exigent la libération immédiate de leur président, « accusé à tord d'être impliqué dans l'attaque sur le sergent Radjabou » le 30 juillet dernier, jour du référendum.
« Le PNDC condamne les agissements du gouvernement et dénonce avec force ces comportements d’un autre temps qui sont loin d’être en adéquation avec un Etat de droit », regrette Hassane Djibaba, premier intervenant lors de la conférence de presse du parti de Mmadi Ali, en garde à vue depuis plusieurs jours déjà dans le cadre de l'agression à l'arme blanche du sergent Ali Radjabou et dont les autorités accusent l'opposition, particulièrement le parti Juwa d'en être les commanditaires.
« Nous soutenons Mmadi Ali. Et nous sommes venus ici montrer au monde que nous sommes derrière lui et nous ne l'avons pas oublié », assure Hassane Djibaba pour qui l’inculpation de l’ancien ministre sous Sambi à la suite d’une déclaration faite dans un cadre de débat politique ne fait pas de lui un coupable sur un acte criminel commis par des délinquants. Samedi, les responsables du Parti national pour le développement des Comores ont haussé le ton et exprimé leur solidarité à M’madi Ali « injustement arrêté par le régime actuel ». « Notre président, tout comme le parti, condamne cet acte criminel. Mmadi Ali ne peut ni de près ni de loin être associé à ce qui s’est passé à Sans-fil. Donc ces accusations n’ont aucun fondement », affirme pour sa part Dr Twabrane.
Le secrétaire général du parti, revenant sur les propos du ministre de l’Intérieur qui déclarait quelques heures après les faits que « ceux qui ont commis cet acte barbare sont issus du parti Juwa », avoue ne pas comprendre le lien établi avec M. Ali, étranger pourtant au Juwa. « L'ancien directeur de cabinet de l’ancien président Ikililou n'est pas membre du parti Juwa mais bien du parti PNDC. Pourquoi alors l'incarcérer dans ce cas là ? », s'est-il emporté. Un avis que partage Abdou Nouhou du Pndc également qui, tout en se référant aux révélations du ministre qui déclarait avoir vu les assaillants grâce aux caméras de surveillance disséminés dans la capitale, se demande pourquoi ces derniers n'ont pas été appréhendés « au lieu d'arrêter Mmadi Ali qui lui, n'a rien fait! ».
Alors que certaines rumeurs font état d'un lien de causalité entre l'arrestation de Mmadi Ali et l'affaire dite de citoyenneté économique, Youssouf Mohamed Boina, candidat malheureux aux élections de gouverneur de Ngazidja, assure que si cela s'avère vrai, seuls seront appréhendés « les suspects opposés au régime actuel ». « Si Azali dit vrai, c’est Abou Achrafi qui devrait être entendu le premier suivi de Houmedi Msaidié, respectivement ex directeur de la sûreté nationale et ministre de l’Intérieur d'Ikililou Dhoinine. Mais puisqu’ils sont du côté d’Azali, ils sont épargnés et intouchables».
Ibnou M. Abdou
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