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France / Comores Azali Assoumani : « le temps du désordre est terminé »

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France / Comores Azali Assoumani : « le temps du désordre est terminé » © : HZK-LGDC

Le chef de l’Etat a remis les pendules à l’heure devant une délégation française envoyée par le président Hollande à Moroni. Outre le point sur la coopération entre les deux pays et la question de Mayotte, le président Azali a fustigé le comportement des entreprises françaises aux Comores qui ont tendance à ne pas « respecter les lois ».


« Le temps du désordre est terminé ». Telle est une phrase dite par le président de la République qui s’est entretenu avec une délégation française composée de l’ancien ministre Jean-Jack Queyranne, envoyé spécial du chef de l’Etat français François Hollande, et Luc Hallade, ancien ambassadeur de France à Moroni, actuellement affecté au département de la coopération dans la zone océan Indien.

Selon Beit-salam, le président aurait ainsi voulu interpeller certaines entreprises étrangères qui se sont installés aux Comores et qui entretiennent la corruption et des « comportements condamnables durant des années » mais qui « aujourd’hui, crient au scandale ». Le chef de l’Etat aurait demandé à ce que les entreprises étrangères installées aux Comores respectent les lois.

La rencontre entre la délégation française et le président Azali a duré deux heures et a permis aux deux parties d’évoquer de nombreux points notamment le Service Militaire Adapté principalement focalisé sur la formation professionnelle, la lutte contre la radicalisation, la question de l’ile comorienne de Mayotte et le pôle mère-enfant dont les travaux ont été suspendus par les autorités comoriennes. La coopération judiciaire, la lutte contre la corruption et la Banque centrale des Comores ont également été abordés au cours de cet entretien.  

Jean-Jack Queyranne a rappelé que la relation entre les deux pays, anciennes, doit être poursuivie et renforcée quelles que soient les tendances politiques et doit s’inscrire ainsi dans la continuité. La France s’est proposée de soutenir la formation professionnelle afin de lutter contre le chômage aux Comores, notamment par la création d’IUT en partenariat avec l’Université de l’Île de la Réunion, le Département français de l'Océan Indien.

Selon les médias français, la délégation française devait être composée de 14 personnes. Mais les autorités comoriennes ont décidé d’accueillir deux personnes. Le préfet de Mayotte et celui de l’île de La Réunion n’ont pas fait le déplacement. 

 

Al-hamdi A. Hamdi

 


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