Les portes du foyer Aoulad El Comores fermées à l'opposition sur ordre du pouvoir et Selemani menacé d'emprisonnement, l'opposition a opté pour une déclaration de presse tenue au Select le même jour pour dénoncer le comportement du régime en place.
Après avoir été empêchée de célébrer le 17 février au foyer Aoulad El Comores de Moroni, l'opposition s’est repliée au New Select pour faire une déclaration à la presse, le même jour. Cette rencontre a permis aux ténors de l'opposition de dénoncer un régime qu'ils qualifient de dictatorial, et qui, selon eux, bafoue le respect de la Constitution. C'est en tout cas la conviction de son porte parole Ibrahim Abdourazak alias Razida, qui a rappelé : « Ce 17 février est une date significative dans l'histoire politique de notre pays. Les accords de Fomboni, signés en février 2001, ont permis au pays de progresser sur de nouvelles bases politiques. Seulement, celui qui prétend respecter ces accords est le premier à les piétiner. L'histoire le tiendra coupable. »
Et de préciser : « L'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, n'a pas piétiné les accords, car à l'époque, le pouvoir des présidents des îles s’exerçait sans entrave à celui du président de la République. Il fallait à tout prix envisager une autre alternative pour sauver l'unité nationale. Mais c'est le président Azali Assoumani qui dénigre les accords de Fomboni, sous prétexte de les respecter. » Toutefois, le conférencier a reconnu : « Le fait de considérer cette date comme le 6 juillet est déjà une très bonne chose. »
Présent à la rencontre, l'ancien ministre de l'Intérieur Mohamed Daoudou alias Kiki a exprimé son émoi d'avoir été empêché de prendre l'avion avec Mouigni Baraka pour Mohéli, même après avoir payé leurs billets : « Nous avons voulu participer à la célébration à Mohéli, mais la compagnie Royal Air a reçu l'ordre de ne pas nous embarquer. Notre motivation était d'avoir un face-à-face politique avec les gouvernants. Mais nous avons compris leur manœuvre, d'autant que l'armée nationale a été dépêchée dans l'île de Djoumbe Fatima pour semer la terreur. Nous devons nous engager sans relâche en vue de l'avènement d'un État de droit. » Pour l'ancien gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi, les forces vives de l'opposition doivent renforcer la lutte contre le mensonge et la manipulation politique incarnés par le régime en place.
Kamal Gamal
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