La Gazette

des Comores

Fermeture du siège du parti Juwa / Le ministre de l’intérieur s’explique

Fermeture du siège du parti Juwa / Le ministre de l’intérieur s’explique © : HZK-LGDC

Le ministre de l’intérieur a tenu hier après midi une conférence de presse afin d’expliquer les raisons de l’arrestation des membres du parti Juwa. Mohamed Daoudou a annoncé que par la descente du Groupement d’Intervention de la Police Nationale, des éléments nouveaux ont été trouvés et peuvent servir l’enquête en cours.


Le ministre de l’intérieur montre que depuis l’acte barbare commis au bureau de vote de Sans Fil le 30 Juillet dernier, le siège du parti Juwa a été fermé. Et ces derniers jours, il vient de rouvrir ses portes. Lundi dernier, des éléments du GIPN ont procédé à des interpellations et le ministre de l’intérieur dit en assumer la responsabilité. « Le parti Juwa est soupçonné dans l’affaire du militaire blessé à l’arme blanche. Depuis, les locaux du parti Juwa avaient fermé leurs portes. Hier on a fait une descente. Des personnes ont été arrêtés et on en a assume la responsabilité », déclare le premier flic.

 

Ce dernier a montré que le parti n’avait pas le droit d’ouvrir son QG sachant qu’il est cité dans un acte « criminel » dont l’enquête est en cours. Le Ministre de l’intérieur a expliqué que l’intervention de la police lundi dernier a permis d’obtenir des nouveaux éléments sur l’enquête en cours. « Juste après l’intervention de la police, de nouveaux éléments ont été trouvés et ont été transmis au procureur de la République », poursuit-il.

 

Concernant, la garde à vue dans les locaux du ministère de l’intérieur, le premier flic du pays a évoqué des questions sécuritaires pour les personnes interpelées. « Parmi ces personnes, il y’aura certainement qui n’ont rien à avoir avec l’affaire en cours. Et se retrouver dans nos locaux, c’était en quelque sorte assurer leur sécurité », avance Mohamed Daoudou.

 

Le ministre a évoqué ensuite la question de l’Ide Al-Adha. Pour lui, il faut impérativement respecter la date qui sera fixé par le muftorat de la république. « Des fois, on voit des personnes célébrer l’Aid avant le jour fixé par le Mufti. Et je tiens à dire qu’on ne va pas les laisser faire. On va prendre nos responsabilités », dit-il, avant de conclure que « je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour faire respecter cette date ».

 

Mohamed Youssouf

 


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