Sur initiative du secrétaire général de l’exécutif de Ngazidja, Mohamed Djalim Ali assurant l’Intérim de la Gouverneure de l’île de Ngazidja, les agents de Ngazi Ngomé, du palais de Mrodju et des services rattachées telle l’inspection des finances, le conseil économique et social et la direction de coopération décentralisée de Ngazidja passent sous contrôle physique. Pour notre interlocuteur, il s’agit d’une nouvelle politique pour mieux contrôler les agents en poste dans les institutions insulaires.
Mohamed Djalim Ali reste serein et promet ne pas vouloir faire du mal à personne. Joint au téléphone, ce dernier explique que cette procédure « était nécessaire » afin d’ « assainir et restructurer » les administrations. « Pour le début de cette enquête, nous avons recensé 154 agents ayant des postes conformément au cadre organique sur 242 agents enregistrés », regrette le secrétaire général qui affirme faire preuve de rigueur et de transparence.
Pour Mohamed Ali Djalim, cette ‘’nouvelle politique administrative’’ n’a rien de négatif. Ce dernier affirme que sa volonté n’est pas de sanctionner un tel ou un tel. « Nous ne le faisons pas pour sanctionner les gens mais pour rendre la réalité sur le fonctionnement de nos administrations », rassure-t-il avant de préciser que « après cette enquête, ces mêmes agents pourraient-être recrutés et déployés au niveau des communes pour servir les mairies ».
Cette action engagée par le secrétaire général du gouvernorat de Ngazidja se conforme à son allocution lors de sa prise de fonction d’assurer la coordination des actions et activités de toutes les entités insulaires. De ce fait, le gouverneur par intérim explique qu’il a été nécessaire de « procéder au bilan du personnel » pour entamer les travaux dans les meilleures des conditions et contrôler le personnel. Relever le défi qui est l’amélioration de la qualité du service public est le principal défi qui attend cet ancien préfet du centre.
Pour ce qui est de l’enquête, ce dernier explique qu’il existe deux catégories de personnels. Il s’agit des agents avec des postes budgétaires conformes au cadre organique et les agents hors cadre. « Ces derniers ne sont pas des irréguliers mais peuvent-être recrutés par arrêtés ou par contrat mais ne figurent pas dans sur le cadre organique. Et c’est ce qui gonfle la masse salariale », explique-t-il. Le secrétaire général de l’exécutif de l’île de Ngazidja laisse entendre que souvent dans les administrations on peut recruter au-delà des règles établies. « Lorsque le cadre organique fixe le nombre d’agents et que ce dernier est dépassé, cela veut dire qu’il y’a eu des recrutements abusifs pour ‘’X’’ raisons que nous savons tous ». Cet enseignant d’histoire de l’Université des Comores a fait savoir que cette stratégie fait partie de sa philosophie de « Rigueur, Transparence et Volontarisme ».
A.O Yazid
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