L’avocat de l’ancien président Sambi, Me Ahamada Mahamoud s’est indigné face aux propos tenus par les ministres Houmed Msaidié et Mohamed Ousseine, respectivement ministre de l’économie porte-parole du gouvernement et ministre de la justice.
L’avocat de l'ancien rais Ahmed Abdallah Sambi a convié la presse hier jeudi pour s’exprimer encore une fois sur l’état de santé de son client. L’avocat n’a pas pris des gants pour répliquer aux sorties médiatiques des membres du gouvernement sur l’état de santé de Sambi et a d’emblée montré qu’il n’a jamais fait de détail sur la maladie de l’ancien président de la république. « J’ai dit que Sambi est malade parce que le médecin qui l’a examiné l'a conformé. Mais je défie quiconque de me sortir une bande où j'ai fait des détails sur sa maladie, lance Me Mahamoud, Si révéler l’état de santé d'un client est un délit pour l’avocat que je suis, là je suis prêt à endosser toutes mes responsabilités ».
Lors de son intervention, l’avocat s’est attardé sur les propos des ministres Houmed Msaidie et Mohamed Oussien. Le premier aurait dit que Sambi est détenu dans un lieu sur pour ne pas se suicider comme l’a fait Jeffrey Epstein. Des propos qu’il condamne fermement. « Je condamne fermement ces propos », lâche-t-il tout en appelant le porte-parole du gouvernement à présenter publiquement des excuses. « Je dois rappeler au ministre que Sambi est croyant, musulman pratiquant. Il craint le tout puissant. Et il sait très bien que ce qui lui est arrivé est l’épreuve divine. Donc pas question de le comparer avec un mécréant américain qui s'est suicidé », dit-il, avant d’ajouter que « c'est vrai parce qu'il était incarcéré suite à une affaire de viol sur mineurs. Mais le comparer à un suicidaire, c’est trop ».
Par rapport au propos du ministre de la justice qui aurait affirmé que c'est Sambi qui a choisi de dormir par terre mais qu’il se trouve dans un confort et qu’il serait jugé bientôt. Sur ces propos, Me Mahamoud rétorque que Sambi ne voulait pas vivre dans ces conditions mais qu’il n'a pas le choix. « J'ai tellement ri quand j’ai entendu le ministre dire qu’il sera jugé bientôt. Et je me demande moi aussi si le ministre prend maintenant la place du juge d'instruction», s’étonne-t-il avant d'ajouter « je pense que le ministre s’est trompé en disant que mon client sera jugé bientôt. Je pensais qu’une telle décision revenait au juge d’instruction mais pas au ministre de la justice ». Depuis l’annonce de Me Mahamoud sur l’état de santé « préoccupant » de l’ancien rais, le cas Sambi continue de prendre d’ampleur dans le débat public.
Ibnou M. Abdou
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