Non il n’a jamais été question que l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi soit entendu ce mercredi, selon le procureur de la république Mohamed Abdou. Faux, lui répond son avocat, Me Mahamoudou Ahmada, qui confirme qu’un interrogatoire a été prévu par le juge d’instruction pour la journée d’hier, lequel a été annulé par le même juge d’instruction pour des raisons d’agenda…
Lors d’un point de presse qui a eu lieu dans la matinée de ce 20 mars, le procureur de la république, Mohamed Abdou a tenu à démentir la rumeur selon laquelle, l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi devait être entendu ou jugé hier, rumeur publiée sur le réseau social Facebook. « Ahmed Abdallah Mohamed Sambi n’a pas été convoqué aujourd’hui (hier, ndlr) ni par le juge d’instruction encore moins par le tribunal correctionnel de Moroni », a fait savoir Mohamed Abdou.
Le procureur de la république a expliqué la procédure suivie par le juge qui veut auditionner un inculpé. « Le juge le notifie à l’inculpé mais aussi à son avocat pour l’assister », a-t-il dit. Mohamed Abdou a tenu à confirmer « que l’avocat de l’ancien président n’avait reçu aucune notification concernant une audition devant le juge d’instruction ; pire encore dire que l’ancien président allait être jugé ce mercredi, cela supposerait que l’enquête est finie, ce qui est loin d’être le cas ».
Mohamed Abdou a profité de son point de presse pour fustiger le manque de professionnalisme « des journalistes-citoyens qui parce qu’ils ont assisté à un événement qu’ils ont filmé, etc, peuvent contribuer à la création de situations inédites non souhaitées ». Il a insisté sur le fait « qu’il ne fallait pas jouer avec la sécurité nationale ; les comoriens sont en campagne, il ne faut pas créer des situations qui pourraient toucher la sécurité nationale ».
Il a par ailleurs regretté les propos tenus par certains responsables politiques, du pouvoir ou de l’opposition qui pourraient « alimenter la haine, inciter à la violence parce que l’ordre public qui serait menacé ».
Pour sa part, l’avocat de l’ancien président, Me Mahamoudou a réagi en début d’après-midi, ce mercredi sur une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « Je tiens à apporter certaines remarques, puisque lui (le procureur de la république, ndlr) comme moi savons tous les deux que Sambi n’allait pas être appelé devant le tribunal alors que la procédure de l’instruction n’est pas terminée », a-t-il d’emblée assuré. Il a par ailleurs fait remarquer « que si des gens ont parlé d’une convocation devant le tribunal, je considère cela comme un lapsus (sic) parce que ce ne sont pas tous les comoriens qui peuvent faire la distinction entre un tribunal et un juge ; mais ce qui est certain, c’est que le juge d’instruction en charge de ce dossier avait effectivement programmé une audition ce mercredi 20 mars à 14h00 ». Me Mahamoudou Ahmada a tenu à préciser que « dans l’après-midi du mardi, le juge d’instruction m’a joint au téléphone pour me dire que pour des raisons liées à son agenda, il ne pouvait pas procéder à l’interrogatoire du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ».
Et de faire valoir que si « le procureur a estimé n’avoir pas convoqué l’ancien président, c’est tout à fait normal, car le seul dossier dont le tribunal a été saisi a été confié à un juge d’instruction ; j’entends par là que seul ce dernier aurait pu le convoquer en l’état actuel de la procédure et dans ces conditions en ma qualité d’avocat de Sambi, je confirme que le juge avait pris les dispositions pour un interrogatoire cet après-midi, qu’il a finalement reporté pour des raisons de calendrier ».
Fsy
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