La Gazette

des Comores

Enfin, un ministre des Affaires étrangères deux mois après…

Enfin, un ministre des Affaires étrangères deux mois après… © : HZK-LGDC

Quatre nouvelles têtes font leur entrée à savoir l’ancien vice-président de l’Assemblée Dhoihir Dhoulkamal aux Affaires étrangères, Djae Ahamada Chanfi à l’Éducation, et Afretane Yssoufa à l’Aménagement du territoire. Moctar Ould Dada Hamdane est quant à lui nommé secrétaire d’État chargé du Tourisme et de l’artisanat.


Depuis l’élection de la nouvelle législature en février dernier, les Comoriens attendaient avec impatience le remaniement gouvernemental avec notamment la démission des deux ministres Moustoidrane Abdou à la Production, et Abdallah Said Sarouma à l’Aménagement. Les deux anciens vice-présidents de l’Union ont en effet posé leurs valises à l’Assemblée nationale où l’un est président et l’autre vice-président de l’institution. Un remaniement technique a été opéré et certains ministres se sont vu attribuer les portefeuilles précédemment occupés par les deux députés.

 

Vint au mois de juillet la démission du patron de la diplomatie Mohamed El-amine Souef. D’aucuns ne pensaient que le chef de l’État allait mettre du temps pour nommer un titulaire à la tête d’un ministère régalien aussi important qu’est les Affaires étrangères. Mais Azali Assoumani aura pris tout son temps, défiant tous les pronostics. 

 

Ce n’est qu’au soir du 28 septembre, soit deux mois après la démission de Souef, que le décret relatif à la composition d’un nouveau gouvernement est publié. L’incontournable ancien chef de la diplomatie est succédé par l’ancien vice-président à l’assemblée nationale sous la précédente législature. Dhoihir Dhoulkama n’est que celui qui a présidé la commission parlementaire qui, après un simulacre d’enquête, a pondu le fameux rapport incriminant l’ancien chef de l’État Ahmed Abdallah Sambi dans le dossier de la citoyenneté économique. Ce rapport, rappelons-le, est qualifié de « chiffon » par certains élus de l’époque, membres de la fameuses Commission.

 

Quant aux transports, maritime et aérien, Azali Assoumani a jeté son dévolu sur Djae Ahamada Chanfi, jusqu’ici conseiller diplomatique du chef de l’État. Si d’aucuns estiment que Dhoulkamal a été grassement récompensé pour son rôle dans l’affaire Sambi, de Djae, l’on ne connait que ces processions de notables d’Oichili, sa région, auprès du chef de l’État. Un autre ministre qui a fait son entrée, Afretane Yssoufa qui est chargé de l’Aménagement du territoire. Les personnes proches du cercle du pouvoir ne le connaissent ni d’Ève ni d’Adan. Moctar Ould Dada Hamdane est quant à lui nommé secrétaire d’Etat chargé du tourisme et de l’artisanat.

 

A travers le décret N°20-129/Pr qui annonçait la mise en place de ce nouveau gouvernement, tous les autres ministres sont reconduits à leurs fonctions. « Si le président attendait depuis 7 mois depuis la mise en place de la 10ème législature pour former un tel gouvernement, cela démontre l'endurance qu'il a faite…Nous avons à faire avec un homme du passé qui ne peut composer qu'avec des hommes qui lui ressemblent. Il n'a pas confiance à la jeunesse. Le seul nouveau jeune ministre de l'aménagement, l'ingénieur Yssoufa Afretane sera noyé dans ce marigot. En tout cas les Djaé et Dhoulkamal, c'est du déjà-vu », réagit l’ancien député Mohamed Msaidié, leader de l’opposition.

 

A.O Yazid

 


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