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des Comores

En 2021, « il n’y aura pas d’élection », persiste et signe Idrisse Moussa

En 2021, « il n’y aura pas d’élection », persiste et signe Idrisse Moussa © : HZK-LGDC

À l’approche de 2021, le sempiternel débat sur la Tournante occupe de plus en plus l’espace public. Opposants comme fervents défenseurs du pouvoir, chacun y va de son opinion sur la légitimité pour les uns, et sur la légalité pour les autres. Perçu comme la bouche du tout puissant secrétaire général du gouvernement, le tonitruant Idrisse Moussa n’est pas en reste.


Idrisse Moussa, chargé de mission auprès du secrétariat général du gouvernement se veut catégorique : il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2021. Le protégé du tout puissant secrétaire général du gouvernement met les opposants en garde contre l’« invitation à la haine » quand ils répètent à tout bout de champ qu’en 2021, la Tournante ira à Anjouan conformément à la Constitution issue de l’Accord cadre de Fomboni. « Il faut qu’ils (les opposants) se rappellent qu’il y a eu des assises puis un référendum et ensuite des élections anticipées en mars 2019 et que de 2019 à 2021, cela ne fait pas 5 ans (la durée du mandat) », fustige-t-il non sans ironie. Droit dans ses bottes, celui qui ne se prive pas de s’en prendre à des dignitaires même du régime quand il trouve leurs missions mal accomplies, rappelle que ces mêmes personnes (les opposants) ont participé aux élections de mars 2019 qui ont découlé de la réforme constitutionnelle de 2018 qu’elles rejettent pourtant.

 

Et Idrisse, comme cet avis est partagé aussi par des ténors de l’opposition, estime que dans le cadre légal il ne peut y avoir une présidentielle avant 2024. « S’ils veulent vraiment vaincre le président Azali Assoumani, alors qu’ils se préparent pour cette échéance au lieu de semer la zizanie dans le pays en voulant à tout prix diviser la population », persiste-t-il, préférant prévenir que « l’Etat ne se laissera pas faire s’il s’agit de préserver la paix de notre pays car il est le seul garant de celle-ci ».

 

Lors de cette sortie médiatique, Idrisse Moussa est revenu sur la déclaration de Hamidou Karihila dans laquelle l’ancien secrétaire d’Etat du même régime accuse ses anciens alliés d’avoir lamentablement « échoué » à alimenter la population en eau et en électricité. Le chargé de mission se dit « étonné » que de tels propos sortent de la bouche d’un « grand homme » qui, entre 2016 et 2017, avait salué les efforts entrepris par l’équipe en place sur la question de l’énergie. Rien d’anormale car il était encore aux affaires. « Hamidou Karihila se contredit. Il n’est pas cohérent dans ses propos », poursuit notre interlocuteur avant de souligner que « le gouvernement fait de son mieux dans cette question de fourniture de l’énergie ». « Et s’il y a une personne qui a échoué alors c’est bien Karihila ».

 

Sur le même sujet, le chargé de mission revient sur le cas de Koimbani où une altercation oppose la population et la Senelec. Idrisse estime que ce chef-lieu d’Oichili doit prendre ses responsabilités et regrette que dans cette crise, la population se prenne pour la victime.  « Une ville comme Koimbani devait comprendre que la Sonelec travaille pour réhabiliter le réseau donc il n’y avait aucune raison de réagir de la sorte », poursuit-il. Soit dit en passant, des poteaux électriques ont été coupés à l’issue de la grongne. 

 

Notre interlocuteur souligne que dans cette affaire « la ville doit payer les conséquences de ses actes » et que « les autorités villageoises doivent prendre leurs responsabilités ». Des engagements du chef de l’Etat pris entre 2016 et 2017 sur la question énergétique, Idrisse Moussa affirme que le gouvernement a fait un grand pas car, insiste-t-il « ce n’est pas une chose facile de rétablir l’énergie. Mais si aujourd’hui la population crie aux délestages, c’est parce que le réseau a été réhabilité et que la situation est différente des régimes précédents ».

 

A.O Yazid

 


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