La Gazette

des Comores

Emploi / Le Cjsec se lance dans la bataille pour l’émergence

  •  
  •   admin
Emploi / Le Cjsec se lance dans la bataille pour l’émergence © : HZK-LGDC

Un groupe de jeunes diplômés s’est donné pour mission de rendre possible une des promesses de campagne d’Azali Assoumani. Le Club des jeunes pour le soutien de l’émergence des Comores (CJSEC) défend becs et ongles la tenue des assises, moyen à les en croire, d’aboutir à l’émergence des Comores d’ici l’horizon 2030.


Un an et demi après l’élection d’Azali Assoumani à la tête de l’Etat, l’émergence des Comores, une des promesses de campagne du président, continue de faire parler. Un groupe de jeunes s’est constitué en Club et entend œuvrer pour rendre possible une des promesses de campagne de l’actuel président. Le Club des jeunes pour le soutien de l’émergence des Comores (Cjsec), dans la mission qu’il s’est donné, attend beaucoup des assises nationales. Le pont, selon eux, pour atteindre la fameuse émergence d’ici l’horizon 2030.

« Certes, les assises nationales ne faisaient pas partie des promesses de campagne d’Azali mais quelques fois, on est tenu d’agir selon les circonstances. Le Président attend beaucoup de ces Assises qui, je le rappelle, ont été initiées par d’autres. Il est évident qu’on doit faire le ménage et j’invite tout le monde à participer à ce dialogue », a dit Moustarchid Ben Soudjay, le secrétaire général du Cjsec dans une conférence de presse tenue samedi dernier au restaurant Le Select.

Inquiet du nombre croissant de personnes ayant décidé de boycotter ces assises, Youssouf Ben, coordinateur du Cjsec à Mohéli, dénonce la décision de l’ancien président, Ahmed Abdallah Sambi, qui bouderait le dialogue : « Les Assises nationales ne sont pas un congrès de la CRC (parti d’Azali). Sambi insulte la fonction présidentielle qu’il a eu à occuper. Tout le monde doit venir défendre ses propositions », déplore-t-il.

Plus qu’une promesse, l’émergence des Comores d’ici l’horizon 2030 est, pour ses défenseurs, une ambition. « Un projet qui va au-delà de la mandature d’Azali» pour Youssouf Ben. Il ajoute : « Azali aurait pu faire un programme limité à cinq ans, mais il comprend le principe de la continuité. Il n’appartient pas au Comité de pilotage des assises nationales de décider du sort des Comoriens. Le Cpan a pour mission d’organiser les Assises et ça s’arrête là», insiste-t-il.

En 2001, les accords de Fomboni prévoient la tenue d'un référendum sur chacune des îles et permettent l'adoption d'une loi fondamentale instituant un nouvel ensemble appelé Union des Comores. Les assises, à en croire le Cjsec, sont l’occasion d’étudier la question relative à la répartition du pouvoir entre les iles.

« Azali, dans son premier mandat, a fait quatre ans. Sambi, cinq ans, Ikililou cinq ans. Aujourd’hui, Ngazidja, avec une année déjà écoulée depuis l’élection d’Azali, a déjà égalé les autres îles qui ont fait chacune cinq ans. C’est donc le moment de faire le bilan », explique Hachim Achirafi Msoma, le coordinateur d’Anjouan du Cjsec.

En juin 2016, le gouvernement d’Azali a procédé à une vague de licenciements dans nombre de sociétés d’état. Une pilule amère mais nécessaire, à en croire les membres du Cjsec. «Nous convenons que chaque famille comorienne est, d’une façon ou d’une autre, affectée par ces mesures [de licenciement]. Mais c'était un passage obligé car les sociétés d’Etat et l’administration publique se trouvaient en situation de surabondance. (…) Pour notre part, nous encourageons les gens, les jeunes notamment, à oser entreprendre», a dit Youssouf Ben, coordinateur du Cjsec à Mohéli.

Sans emploi pour la plupart, les membres du Cjsec sont très touchés par la question du chômage dans le pays. Conscients que la fonction publique ne peut pas à elle seule régler le problème, les membres du Cjsec ont dit leur détermination à accompagner les jeunes porteurs de projets, en les aidant notamment à trouver des financeurs.

 

Toufé Maecha

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.