Le président par suppléance Moustadroine Abdou, le ministre en charge des élections Mohamed Daoudou prennent part aux meetings et autres événements organisés par l’Alliance de la Mouvance Présidentielle. Pour certains candidats, leur présence est tout simplement « inadmissible ».
La présence du président par suppléance, Moustadroine Abdou dans les différents meetings à caractère partisan inquiètent. De par son statut de chef de l’Etat, fut-ce provisoire, il est censé afficher une neutralité. Etre au-dessus de la mêlée. Mais voilà, il est à toutes les cérémonies politiques, donnant « du chef » au président en congé. Ainsi pour certains candidats de l’opposition, le militantisme affiché de celui qui est censé être le garant des institutions n’augure rien de bon. Tout comme celui qui est en charge des élections, le tout puissant Ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou.
Me Mahamoudou Ahmada, candidat à la présidentielle, soutenu par le Juwa, principal parti d’opposition dit « être surpris par une telle présence qui va à l’encontre des dispositions du code électoral ». L’homme de loi a ponctué ses propos en regrettant « que le président par suppléance utilise les moyens de l’Etat » lorsqu’il prend part aux événements de la Mouvance présidentielle. « C’est inadmissible, et je pense qu’il revient à la Commission électorale de prendre ses dispositions face à de tels abus de droit et d’autorité », a-t-il martelé. Et de révéler « que des militaires de la Garde présidentielle sont en train d’être mobilisés pour suivre un président en congé vers Mohéli, ce qui est encore une fois, inadmissible ».
Hamidou Karihila, autre prétendant à la magistrature suprême, transfuge de la Convention pour le Renouveau des Comores (Crc) tient à peu près les mêmes propos. « Ce que font le président par suppléance Moustadroine Abdou et le ministre en charge des élections, Mohamed Daoudou démontrent à quel point, le gouvernement foule aux pieds les institutions ainsi que les lois de ce pays », a-t-il fustigé. Selon lui, « le président n’a pas réellement pris congé ». La présence de ces deux hommes dans les meetings et autres grands-messes de la Mouvance présidentielle « n’augure rien de bon et ne cache en rien, la volonté affichée par le pouvoir de voler les élections ».
Justement en parlant de fraude, les onze candidats signataires de la Plateforme d’Entente (ou leurs représentants) du 16 février se sont réunis en conclave dans un hôtel de la place, durant plusieurs heures ce 25 février. A l’heure où nous mettions sous presse, nous n’étions pas en mesure de connaître le contenu de leurs échanges. Nous reviendrons sur cette information dans nos prochaines éditions. Par ailleurs un meeting commun pour sceller l’entente dont il est question dans la plateforme est prévu pour demain mercredi, dans la capitale.
Fsy
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC