Le ministre de l’Intérieur en charge des élections, Mohamed Daoudou s’est entretenu avec la presse samedi dernier. L’occasion pour lui de faire un point sur l’état d’avancement des préparatifs des élections anticipées de mars et avril prochain. Il appelle à la responsabilité de tout un chacun pour le bon déroulement des élections.
Le ministre de l’intérieur en charge des élections a rencontré la presse samedi dernier. C’était l’occasion pour Mohamed Daoudou d’appeler à la responsabilité de tous pour la réussite du scrutin. « Rien ne peut arrêter le déroulement des élections le 24 mars prochain car tout est déjà prêt », lance Mohamed Daoudou alias Kiki, ministre en charge des élections dans un point de presse dans les locaux de son ministère. Pour le ministre, ce scrutin est programmé avec la loi en vigueur, donc la constitution du 30 juillet 2018. Le premier flic du pays a précisé que toutes les institutions qui doivent superviser le déroulement des élections sont déjà en place.
Promettant des élections inclusives et transparentes malgré la contestation des autres candidats, Mohamed Daoudou revient sur l’état d’avancement des travaux pour l’organisation et le déroulement du processus. Et selon lui, tout est en place. « Nous félicitons la CENI, la Cour Suprême, le CNPA, la société civile et les partis politiques car ils travaillent tous en synergie pour que le processus se déroule dans des bonnes conditions, qu’il soit un processus transparent et inclusif », renchérit le ministre.
Le ministre démontre que les listes électorales sont remises aux maires qui procèderont aux affichages dans les différentes localités. Il a souligné la mise en place du cadre de concertation constitué des candidats, de la société civile, de la CENI, de la direction des élections et des partis politiques pour accompagner le processus afin d’éviter tout malentendu et prendre toutes les dispositions pour que tous les textes soient respectés. « Il est vraiment déplorable qu’on ait une loi mais ne fait pas mention de celle-ci mais se tourne vers autre chose, c’est ce qui crée les tensions. Ceux qui étaient là ne se referaient pas aux textes mais aujourd’hui ça ne sera pas le cas », dit-il avant d’affirmer que « la transparence est là ».
Pour Mohamed Daoudou, c’est la première fois dans l’histoire des Comores que les candidats ont accès à tous les outils nécessaires pour le déroulement des élections notamment l’accès aux listes électorales et tous les textes. Pour la présence du ministre et du président suppléant dans les meetings de la mouvance, Mohamed Daoudou montre qu’il n’est écrit nulle part qu’ils ne peuvent pas y participer.
« Le code n’interdit pas d’assister au meeting d’un candidat qu’on soutient même pour moi, le ministre, il ne m’est pas interdit. Ce qui est interdit c’est d’user des biens de l’Etat à des fins politiques », précise-t-il. Ce dernier démontre qu’avant d’être ministre, il est un citoyen comorien. Pour ce qui est du déroulement de la campagne, Mohamed Daoudou interdit à toute personne d’enlever une photo ou une banderole d’un tel ou tel candidat. Selon lui, toute personne qui sera attrapée aura une peine sévère. Pour le premier flic du pays, les candidats ne doivent pas être dérangés et doivent être libres de se présenter dans toutes les villes pour battre campagne.
A.O Yazid
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