Le chef de file de l’Union de l’opposition s’est exprimé hier jeudi suite à la rencontre avec le président de la République. Mohamed Ali Soilihi, qui assure que l’Union de l’Opposition n’a pas changé son fusil d'épaule, a annoncé dans la foulée qu’il ne sera pas candidat aux élections présidentielles anticipées de 2019.
Après sa rencontre avec le président de la République lundi, le chef de file de l’Union de l’Opposition, Mohamed Ali Soilihi a confié que ce n’était pas la première fois que l’opposition s'entretenait avec le chef de l'Etat pour des pourparlers. « Cette rencontre avec le président de la république avait un sens particulier et nous espérons que ça va nous mener vers l’apaisement », a déclaré l’ancien vice-président. Dans la foulée, celui qui représente l'opposition a assuré que l'Union de l'opposition campait sur sa position et exigeait « le respect du droit de manifester, de réunion et d’expression et de la liberté de presse écrite et radio, la réactivation de la commission nationale des droits de l’Homme par le renouvellement de son bureau, la mise en place d’un cadre de concertation sur les question relatives à l’autonomie des îles entre l’Union et les entités insulaires ».
Le chef de file de l’opposition a annoncé à cet effet qu’il ne sera pas candidat aux élections anticipées de 2019. « Nous ne sommes pas allés à Beit Salam pour parler d’élections. D’ailleurs, je ne serai moi-même pas candidat lors de ces élections, si elles ont lieu ». Devant la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs mois déjà, M. Ali Soilihi assure que l'opposition a « proposé deux points dans l’ordre du jour : l’apaisement pour les négociations et le respect de l’autonomie des îles et de la tournante. L’élection anticipée de 2019 était proposée par la mouvance présidentielle ». Alors que ce vendredi, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) va lancer la révision exceptionnelle des listes électorales, l’ancien argentier de l’Etat affirme que cela ne les concerne (opposition) plus particulièrement: « Notre ambition est de voire les élections présidentielles se dérouler en 2021 à Anjouan. Et pour ça, on ira jusqu’au bout ».
Libérations des détenus politiques
L'opposition avait principalement axé ses requêtes sur le cas des détenus politiques. Raison pour laquelle les mesures d'apaisement portent également sur un « réexamen favorable des situations des personnes inculpées dans les affaires liées au contexte politique » en attendant la fin de l’instruction. Le Chef de file s’est exprimé sur le sort des membres de l’opposition en cavale, détenus et fichés. « Nous étions tous au pouvoir. On sait ce qui est administratif et judiciaire. Et ces personnes sont tous des détenus politiques. Il faut qu’on les libèrent », avance Mohamed Ali Soilih, faisant référence aux propos du directeur du cabinet du président de la République qui a appelé à faire une distinction entre les mesures administratives et les mesures judiciaires. Le chef de file de l’opposition, qui assure qu'ils n'ont pas changé d'opinion, a déclaré toutefois qu’ils étaient prêts à négocier pour dit-il, dénouer cette crise politique qui frappe le pays.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC