Le président de la République a reçu samedi dernier l’ensemble des partis politiques comoriens au palais présidentiel de Beit Salam. Au cours de cet échange, Azali Assoumani a annoncé à l’assistance qu’il allait convoquer le collège électoral ce lundi 24 décembre. De son côté, l’Union de l’Opposition qui n’a omis aucun refus, a sollicité la présence de la Communauté Internationale et la mise en place de mesures d’apaisement pour faciliter le déroulement du processus électoral anticipé.
Samedi dernier, le président de la République a reçu les partis politiques. C’était l’occasion pour le chef de l’Etat d’annoncer la convocation du collège électoral dès ce lundi. Annonçant les reformes avancées depuis sa prise des fonctions, Azali Assoumani a fait mention des recommandations des Assises Nationales de février dernier. Selon lui, l’organisation de cette échéance pour élire le Président de l’Union et les Gouverneurs des Îles pour un mandat de cinq ans renouvelable, est la suite logique de ces réformes et qu’il est de son plein pouvoir de convoquer le collège électoral pour la mise en place de tout le dispositif nécessaire.
« Comme j’ai reçu les représentants insulaires et le président de l’Assemblée, j’ai vu l’obligation de vous appeler (les partis politiques de l’opposition et ceux de la mouvance) pour vous l’annoncer et vous appeler à prendre, chacun, toutes les responsabilités pour que celui-ci se déroule dans un climat de paix », avance le président Azali Assoumani. Ce dernier estime que la richesse des Comores réside dans paix. Sur ce, il appelle toute la population à la préserver par tous les moyens.
Au nom des partis de l’Union de l’Opposition, l’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja, parle d’un climat politique difficile pour l’organisation des élections. « Il ne s’agit pas d’une confusion de haine mais d’une opposition d’idées. Si c’est le pardon, ça doit être fait. Si c’est la paix, ça doit être prôné. C’est pour cela que nous appelons à un retour vers un climat de paix, d’entente et d’apaisement », appelle-t-il. Pour l’ancien chef de l’exécutif de Ngazidja, le processus est inévitable mais sur ce, l’union de l’opposition réclame la libération de leurs membres emprisonnés.
Le député de Moroni Nord a montré que le président de la république est le seul habilité à organiser les élections. Ibrahim Mohamed Soulé a montré que l’Union de l’Opposition participera aux élections anticipées du premier trimestre de l’année 2019 mais rappelle que la transparence dans cette échéance est plus que primordiale. « Nous y assisteront, nous aurons un ou des candidats mais seulement si nos demandes sont acceptées », avance-t-il. Ce dernier explique que leur participation aux élections est obligatoire car « la politique de la chaise vide n’a jamais donné des fruits en Afrique ».
Gardant en tête les élections de 2002 et le référendum de juillet dernier, le parlementaire a montré qu’il faut la mise en place d’un cadre de concertation entre le régime et l’opposition, l’assistance de la communauté internationale et la participation des membres des partis de l’opposition dans les organes d’organisation de ces élections. Pour finir, le président de la République a sollicité la mise en place d’un comité de concertation nationale qui faciliterait le dialogue entre les deux parties et la poursuite des mesures d’apaisement « en plusieurs étapes ».
A.O Yazid
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