Le candidat indépendant aux élections de mars et avril prochain, docteur Achmet Said Mohamed a exprimé son mécontentement suite à la visite de la délégation de la Commission de l’Océan Indien. Pendant plus de quarante-cinq minutes, l’ancien candidat aux élections pour la présidence de l’Université des Comores (UDC) s’est dit inquiet quant aux pratiques des différentes organisations internationales tout en se déclarant être le candidat « du bas peuple, des plus démunis et des sans voix ».
C’est devant la presse, hier en fin de matinée que le docteur Achmet Said Mohamed s’est entretenu avec les médias. Au cours de sa déclaration, cet enseignant de Sciences à l’Université des Comores et ancien candidat aux élections pour la présidence de cette même institution s’est dit touché que « la délégation de la Commission de l’Océan Indien (COI) n’ait pas rencontré tous les acteurs potentiels du processus électoral ».
Pour Achmet, le climat que sévit dans le pays actuellement ne devait pas laisser indifférent l’organisation régionale. « Nous ne sommes pas dans un climat de paix et de stabilité mais dans un climat de terreur », affirme-t-il. Pour le leader du mouvement HURY, les missions de la communauté internationale se doivent, par leur présence, de se renseigner sur la situation bien qu’elles soient au courant de tout ce qui se passe, rencontrer tous les acteurs politiques et de la société civile non pas une partie ou une autre. Par cette occasion, il rappelle que le pays connait une période difficile où la liberté est menacée, les bases de la démocratie non respectées et une dictature qui ne dit pas son nom.
« Notre objectif, c’est d’avoir des élections transparentes. Et pour cela, nous devons avoir la liberté de s’exprimer, d’être en mesure de rencontrer les différentes délégations de la communauté internationale », lance-t-il, avant de préciser que « peu importe ce qui se passera, le mouvement HURY ne quittera pas les échéances électorales ». Et d’ajouter que : « Le mouvement HURY est la voix du bas-peuple. C’est la voix des sans voix, la voix des plus démunis ». Le Dr Achmet montre que le peuple a ‘’foi’’ en sa candidature et que ce dernier place en lui le « grand espoir ». Pour Achmet, sa candidature est une candidature anti système et le temps des politiques est fini. « Ils ont failli à leurs missions. Il est temps de changer le système et pour cette fois, c’est au peuple de pousser à ce changement radical », conclut-il.
A.O Yazid
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